Spo HIST. DE L’EMPIRE 0T1I0MAN. Liv. XVIII. Chap. LOrigine fables, de barbarismes & d’anachronismes : .ee quí vient de.ce qu’ils igno-*■ks Otho. re nt les Langues Orientales, L ne font point verses dans la lecture des Hii-
.m utno- rcnt les tangues «w f—- v—--—
mans & .^oriens Orientaux ; ce dont les traits qu il rapporte de .Nicephore GregorasOCktmpre - , T on icer touchant les Successeurs de Jenghiz Khan , font des preuves m-..f»/ers í6Hi- Mais d’autre part on peut à juste titre l’accufer lui-même
wncemcn . „ fait j es àutes d’Histoire., de Chronologie & de Géographie , qu’iln’auroit pu commettre s’il eût été médiocrement versé dans la lecture desAuteurs Orientaux. Nous en.avons déja produit quelques exemples, aux-quels nous en ajouterons encore un ou deux. Le premier regarde les Suc-ceíìeurs mêmes de Jenghiz Khan en Perle, voici ce qu il en dit. Cc gui sttrouve attesté d’un commun accord par tous ceux qui ont écrit des Nations de T O-rient c'est que les Princes Tartares Successeurs de Genghiz Khan Jurent sub-humés Un de /’Hégire 656 Sc de J. C. 1258 (quárante-quatre ans avant Oths-man) iw Ebubekir fils de Saadi Roi de Perse. Ce Monarque réunit a sa Cou-ronne le s Terres de tous ces Rois , excepté celles qui furent ujurpees par quelquesSatrapes Persans * lorsque f invasion des Tartares leur fournit une occsson favo-rable de se rendre eux - mêmes Souverains , entre autres Aladm Sultan d icomurn,R Soliman p r and - pore d' Othman. U est évident par ce récit que la puissanceV_ T'i r tare s en â fut renversée par les Perses, longtems avant le commence-ment de TEtnpiie Ottoman («).
Le Prince Cantimir affirme deux choses dans ce pailage., qm font aussidirectement contraires à THistoire qu’il y en ait. Premierement, que lesRoxaumes Tartares de f Afie surent renversés par les Perles fous Ebubekir en12<8 Bien loin que ..cela soit vrai, cette Monarchie .étoit en ce tems-là à son plus haut point de splendeur sous le fameux Hitlaku Khan , lepremier Khan de Perse de la race de Jenghiz Khan; & bien - qu’après kmort d'/ibusaïd Bchaker Khan , Successeur de Uulahi , arrivée I’an 736, au-„ cun Prince de la famille de Jenghiz Khan n’ait monté fur le Trône , lesiS 73 Mogols, dont les Chefs partagèrent la Puissance Royale entre eux en dif-férentes Provinces, ne laissèrent pas de tenir les Perses assujettis juf-qu’au tems de Trnur Bec ou Tamerlan (b). Voilà ce qui est conforme autémoignage unanime de tous les Historiens Orientaux ; & son n’en peutciter un seul de quelque poids, bien loin de pouvoir les citer tous, enfaveur de l’assertion du Prince Cantimir : & quant a Ion Kbubehr , O.Uplutôt Jbu Becr, fils de saadi, c est un personnage auffi .imaginairequeJe font ses conquêtes.
En second lieu, quand il dit qu 'Jladin Sultan d’Iconium, Sc Solimangrand-pere dì Othman , furent du nombre des Gouverneurs qui fe rendirentSouverains, il avance deux faits, dont l’un est contraire au témoignage desmeilleurs Historiens, & l’autre à ce qu’il rapporte lui-même ailleurs. Caril paroît par THistoire que nous avons donnée des Seljucides, assAladinrfétoit pas un Gouverneur, mais un Prince indépendant; Sc par le récit deCantimir lui-même, que Soliman étoit Souverain d’un Territoire ou de Terresdans le Khorakn, Province de Perse (c) » Sc il ne met pas seulement Solì-
man
{à) Cantimir, Prés.7. 03,64. (L) Zr. (c)Hiít, del’Etnp.Otboffl.T. I-P- 3 *