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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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OTHOMAN, PREMIER SULTAN, 4oisent les habitans, à la réserve de quelques-uns qu’ils gardèrent pour les é- , l3cgchanger contre ceux des leurs qui étoient à Andrinople. L’Empereur Fayant *->, , 1appris détacha quelques Troupes pour affieger Caliipoli ; mais bien loin de riencraindre les Catalans pafferent en Asie, & abordèrent à Périnthe, où ils mas-sacrèrent toutes les personnes qui étoient au-dessus de l’âge de puberté , &mirent tout à feu & à sang dans le Pays, déserté que ceux qui purent échap-per se sauvèrent à Constantinople, le seul asyle où les habitans des Provin-ces pouvoient se retirer, pour ne pas être enveloppés dans la désolation gé-nérale , causée par les Turcs & par leurs autres ennemis (a).

L’Empereur étoif d'autant plus en peine de secourir Caliipoli (*), qui ê-pEmpe 1toit assiégée par les Amogavares, que le bruit couroit que les affiegeans at- tour Mi-tendoient un renfort, & avoient appellé les Turcs. II envoya trois Capi- àlyFraines avec des Troupes fuse sentes pour les battre ; máis les Amogavares les dé f a n lt -attirèrent dans une embuscade, en laissant hors de la place des troupeaux , J ° 7,

lés mirent en déroute, en tuerent beaucoup. L’Empereur, pour effacer lahonte de cette défaite, partit d’Andrinople avec son armée, & la rangeaen bataille proche d’un lieu nommé Imeri : l’avantgarde étoit composée desAlains & des Turcoples ; le corps de bataille des Macédoniens & desTroupes venues d’Orient, & l’arriere-garde des Valaques& des Volontaires.

L’Armée Romaine consistoit en cinq Légions, & celle des ennemis étoit dequatre, dont il y en avoit une de Turcs (f).

Les Alains & les Turcoples (j) commenceront le combat, & fondirentles premiers fur les Catalans, qui demeureront fermes comme des tours, dé-serté que les assailians tournèrent le dos & prirent la fuite ; ce qui découra-gea les autres Troupes. Le jeune Empereur tâcha par son exemple de lesempêcher de lâcher le pied ; il courut grand risque d’être tué ou pris, de-meurant ferme au milieu du péril, & l’on eut bien de la peine à l’engagerà se retirer, ce qu’il fit en versant des larmes & en s’arrachant les cheveux.

Cette défaite auroit pu avoir des suites très-fatales, si les ennemis n’avoient- été retenus par la crainte que les Romains ne voulussent les attirer dans uneembuscade, ce qui les empêcha de les poursuivre. Les Alains d’un autrecôté se mirent à courir le Pays & à piller, comme avoient fait les au-tres étrangers.

Lien-que les Troupes qui gardoient le Détroit d’Abide empêchassent lesTurcs d’en approcher, ceux-ci tenoient cependant l’autre bord; mais Za~thune Manuel les tenoit éloignés d’Endromite & de Phocée, par la réputa-tion de la valeur des Italiens, qui étoient fous ses enseignes (b).

Peu

(a) Pachymere L. XII. Ch. 14 & suiv. (b) Ibid Ch. 34.

(») p our concilier ceci avec ce qui est rapporté plus haut, il faut supposer que les Ca-talans n’étoient maîtres que du Fort de Caliipoli, & non de la Ville.

(L Nous avons d’autres exemples du passage des sures en Europe, deforte que quandles Historiens disent quais n’y pafferent que sous Orclum > cela doit s’entendre desQthomans,,

( f Les Tttrcople* étoient des Turcs qfi/lzzo'dâìn , douzième Sultan Seljucide de Rûm, a-v °it laissés en Thrace, lorsqu’il s’enfuit à’/Jjmtn : s’étant faits Chrétiens, ils prirent partisarnii les Grecs.

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