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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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422 HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVslï. Chap. IIL1755. fut plusieurs fois vigoureusement repoussé,& perdit beaucoup de monde;

.- enfin la ville ayant été forcée, Amurath la fit raser de fond en comble.

Les habitans de Pyrgos entre Chorlu & Andrinople, intimidés par cette sé-vérité, abandonnèrent leur ville iàns en disputer sentrée à l’ennemi. Amu-rath retourna alors en Asie , laiflant Soliman en Europe. Peu après ce Prin-ce faisant la revue de ses Troupes, & faiíànt exercer fa Cavalerie à lancer ledard,L à tirer de Tare, fut emporté par un cheval fougueux, se cassa unejambe contre un arbre , ■ & de la roideur du coup tomba par terre avec unetelle violence qu’il expira sur le champ (*).âO°h L‘ a perte de son fils bien-aimé toucha vivement Orchan ; néanmoins nesC an * renonçant point aux conquêtes, il envoya Atche Beg à la tête d’une ar-mée, pour soumettre Didymotique. Ce Général s’étant approché de laville plutôt qu'on ne s’y attendoit, fit prisonnier le Gouverneur qui étoitallé prendre sair. Ce Gouverneur, qui étoit de la Race Impériale, renditla ville pour obtenir sa liberté. Toutefois Orchan la rendit, pour obliger le-Prince Grec Jean Cantacuzene son ami. La maladie que la douleur de laperte de son fils lui avoit causée, le mina si promptement, qu’il mourut deuxmois après lui, âgé de soixante - dix ans,A après un régné de trente-cinq,suivant le calcul de Saadi. II fut enterré dans le Monastère (f) de Pruíeou Burse, & laissa le trône à son fils Amurath.

Sen Ca - ,L es Turcs louent extrémenent fa clémence, fa valeur, fa justice, & fa Ji-

"actere. bàalité envers les pauvres. ;I1 avoit coutume, disent-ils, de converser a-vec les Savans, & n’entreprenoit aucune affaire importante fans avoir prisauparavant leur avis. C’est lui qui fonda le premier des Mosquées (j),des Jamis (§),des Madraseh (ff) ou Ecoles,& des Imarets (jj) ou Hôpi-taux.

l’ancienne Tyrullum , mal nommée par quelques-uns Tyrilos, hrhalon , hìralla & Tyralhtm.

(*) Suivant Chalcondyle il tomba (naïade & mourut. Ducat, rapporte, que comme il ra-vageoit la Chersonese, le Despote Matthieu Cantacuzene en vint aux mains avec luiprès de l’Heltamilion, le tua & un grand nombre de ses gens. Chai>. X. Mais cela nese peut, car Soliman vivoit encore en 1355, lorsque Cantacuzene se retira dans un Mo-nastère , & Ducat place la mort de Soliman avant ce tems-là. D’ailleurs il paroìt, quedepuis Orchan étoit en bonne intelligence avec Matthieu , à qui il donna du secours,ce qu’il n’auroit pas fait naturellement > íi Matthieu avoit tué Soliman dont la mortn’arriva qu'en 1.359.

(î) C’eft aujourdhuî un J ami ou Temple, qui retient son ancien nom de Monastère.

(j) C’est le nom que les Turcs, à i'imitation des Persans, donnent à leurs Templesordinaires. Le nom Arabe est Masjed.

(§) jami est un Temple privilégié pour y faire les dévotions du Vendredi, appelléesJumanamazi, ce qu’il n’est pas permis de faire dans les petites Mosquées. Un 'Jami bâtipar quelque Sultan est appelîé Selatyn ou Royal, Cuntìmir.

Ctt) Madraseh ou Medreseh font des especes d’Académies ou grandes Ecoles; elles fontbâties ou danâ l’enceinte des Jamis > ou tout proche des murs. Les petites Ecoles s’appellent Mektch. -Ceux qui font préposés anx Académies se nomment Muderi ou Maîtresd’Ecolejonleuraíïigneune pension annuelle, proportionnée au revenu du jami. Delà vientque quelques-uns ont trois-cens aspres par jour. tandisque d’autres n’en ont que soixante-dix. r C’est de ces Ecoles qu’on tire les Juges des principales villes,qu’on appelle Mol#*espece de Métropolitain,ou d’Archevêque. Cantimir.

Imaret est une maison bâtie près d’un Jami, semblable â un Hôpital ou à uu eHôtellerie propre à recevoir les pauvres & les voyageurs. Cantimir.