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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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A M U-R A TH II. SIXIEME SULTAN. 479

envoyerent, da consentement de Mahomet, des Ambassadeurs à Amurath , pourle prier de reprendre les rênes du Gouvernement, & de défendre l’Empiredans des circonstances si critiques. Amurath, qui ne pouvoir se résoudre àrenoncer aux douceurs dune tranquille retraite, refuse d’abord de se prê-ter à leurs désirs; les Ambassadeurs insistent, le pressent, enfin il se lais-se gagner, & sans perdre ua moment il passe en Europe par le Détroitde Gallipoli (*).

Le troisième jour de son arrivée à Andrinople, il se mit en marche avecl'armée faisant la fonction de Général; il arriva par de longues marches àVarne , où le Roi de Hongrie étoit campé. II prit les devans avec la Cava-lerie, & en trois jours il arriva à la vue des ennemis, & tout aussitôt atta-qua leur camp (f), Mais le succès ne répondit pas à son attente ; car sonaile droite n’étant pas soutenue de l'Infanterie, ne put résister au premierchoc; elle fut prise en désordre & poussée l'espace de plus d’un mille. Lejeune Roi de Hongrie, se croyant sûr de la victoire, veut la rendre com-plette en combattant Amurath seul à seul, il le cherche par-tout pour le dé-fier ; Amurath l'ayant rencontré par hazard dans la mêlée,perça son chevald’un Jirid (j) & renversa le Roi par terre; les Janissaires arrivés dans lemomentl’environnerent,lui coupèrent la tête, & la portant en triomphefur la pointe dune lance, iís la montrèrent à l’ennemi, en criant, voilà latête de votre Roi ! En même tems la Cavalerie s’étant ralliée , recommençale combat, & les Chrétiens furent mis en déroute dès le premier choc(§).Ils firent tête à-la-vérité quelque tems, mais la nuit approchant & manquantde Chef (**), la déroute devint, générale. A la réserve d’un petit nombre

qui

140a.

Bataillede Varne.

(*) Ducat dit qu’il parut cent-vingt-cinq Galeres devant Gallipoli, poux I’emnêcberde passer, mais qu il passa dans un heu voisin de la sacrée embouchure ^

nonobstant les Galères qui étoient de ce côté-là. D’autres Historiens disentque c’étoîentles Galères des Vénitiens & du Tape, qui avoit absous ie Roi Laàisas de son serment parle Ministère du Cardinal Julien , qui engagea ce Prince dans une guerre où il périt &où le Cardinal lui-inême perdit la vie. y

• (f) Les Historiens Chrétiens fixent cette bataillé au 10 Novembre 1144,í ‘ù£. T "'“ adroits i but . „, iIs .

(§) 11 y a P armi les Turcs aussi bien que parmi les Chrétiens, une Tradition oui nnrte qu’au plus fort de faction Amurath ordonna que l’Acte que le Roi de Hon “rie luiavoic fait délivrer en confirmation de la paix, fut attaché au bout d’une lance & DO rtépar tous les rangs, en criant à haute voix; Qjie les Gaurs ou hfidelcs avancent contre leurDieu cti leurs jacrcmem ,. fci s ils croient véritablement à ces choses , ô Lieu juste> nu’ils se-

vengent sur eux-memes, & punissent leur propre ignominie. J 1 1

(**) L-vlif.as étant mors, Hutmiade, qui (avoit que pardá tout étoit perdu se retir-er,diligence. mais en bon ordre;, vers le Danube; Payant passé tous ceux qui Je’ suivoient f»dispersèrent. II tomba entre les mais de Dracula ou Dragul, .'souverain de Moldavie fennemi mortel, qui lui auroit ôté la vie fur Jè champ,s’il n’cn eût été empêché narVosfre d’une grosse somme pour la rançon de son prisonnier, & par une Ambassì le d 'Hongrois, qui le menaçoient de la guerre, s’il ne mettoit leur Général en liberté n-tula lui fit de grandes excuses du traitement qu’il lui avoit fait, & l e conduisit iusossi*'frontières-de Hongrie. Quelque tems après IJamìade, ayant entrepris de met ni n 3UXPrince de Valaquie, en possession de la Moldavie ,.fir à son tour /SïpS fietlvccson fils, &les fit mourir tous deux. Cbtkwdyk L. VII. Ch. 3 & 3 Pnionmer grec