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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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SOLIMAN I. DIXIEME SULTAN. : 6rzliens furent obligés de la rendre , à condition d’avoir la vie fauve & de Secwoi?vuider la Morée Ça). ^ . _ I.

En ce tems-là lè Roi Jean , sollicité par ses sujets, fit la paix avec Fer-Pjfe f eâir.and, & lui céda & à ses héritiers la Hongrie, en conservant pendants Jf’sa vie la part qu’il occupoit. Soliman envoya Grítti, fils du Doge de Ve- vienne, ’nií'e, aype un cortege magnifique en qualité de son Lieutenant dans ce Ro- &*c.yaume, pour veiller à ce que le Roi Jean , son vassal, ne fît rien contreses intérêts. Gritti entra en Transilvanie, qui étoit alors une Province de ^Tran.Hongrie, avec une fuite de sept-mille personnes, parmi lesquels étoientfìivameUrbain Bathiani & Jean Docïa , deux fameux Capitaines Hongrois avec leurs ajsajjìné.Troupes, «St un bon nombre de Janissaires. Fier de sautorité dont il ctoitrevêtu, il fut fort choqué de ce que le Vaivode Emeri Cihach , Evêquede Varadin, qui étoit d'un rang distingué, & qui avoit beaucoup de pou-voir, ne se pressa pas de venir le féliciter. A la fin le Vaivode vintsuivi d’un grand cortege, & ayant placé ses tentes, il reçut Gritti avecfi peu d'égards , qu’en sortant de table il ôta son bonnet, & en l'ou-vrant dit, ce bonnet ne peut couvrir deux têtes, ainsi iìfaut qu il soit appro-prié à une seule. .

Docia , que l’Évêque avoit frappé pour quelques discours trop hardis qu’ilavoit tenus dans une assemblée publique, ayant entendu ces paroles, lesrapporta à Gritti, & les envenima à un tel point que le Vénitien le pria dese saisir s’il étoit possible du Vaivode, pour renvoyer à Constantinople.

Docia partit de Bassovie avec un gros parti, & marchaau quartier de l’Evê-que ; ayant appris par ses espions qu’il étoit dans la plaine à cause de lachaleur, & que les gens de sa suite étoient dispersés dans les villages d’alen-tour, il entra dans fa tente pendant qu’il étoit au lit, & lui coupa la tête,qu’il prit par l’oreille & la porta à Gritti ; celui-ci demanda à Lascus, quiétoit présent, s'il connoiffbit cette tête rajèel en ajoutant que c’étoit la tê-te d’un homme rebelle 6? orgueilleux. Lascús avoit quitté le parti du RoiJean , parcequ’il ne l’avoit pas fait Vaivode, & par cette raison n’aimoitpas l’Evêque: il fut cependant si choqué de ce spectacle, qu’il témoignapar sa réponse condamner cette action : ce qui fit que Gritti lui-même secalmà beaucoup. ,

Aussitôt que l'on fut instruit de cet horrible attentat, les parens & les g a moríamis de l’Evêque entreprirent de venger fa mort, L en peu de jours ils vengée.assemblèrent quarante-mille hommes, à la tête desquels Etienne Maylat al-la assiéger la forte ville de Mege, où Grítti s’étoit retiré. Quand celui-civit qu’il ne recevoit de secours m du Roi Jean, ni des Sanjaks Tares desfrontières, comme il ne s’étoìt point pourvu de vivres, il tâcha de se fau-ver en passant par le camp des affiegeans; maiss’étant égaré, ií rencon-tra Maylat au-lieu du Gouverneur de Moldavie son ami, qui devoit ve-nir au devant de lui avec un Corps de Cavalerie; les Turcs qui l'aecom-pagnoient furent tués, & il fut pris fans la moindre résistance. On Je

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( [a ) Caniìnúr, 1 . c. p. 309, 31g,

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