i?33.
Section
I.
P sise kRhodes,
fìeçe de
Vienne,
&e.
Prise deCoron,
Prise dePatias.
Coron a-ìandonné.
612 HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XV 1 IT. Ciup. XI.comme son frère le souhaittoit, s’en retourna en Italie; il laissa à-ia-vé-rité à Ferdinand tous les Italiens, niais ils reprirent peu après le cheminde leur Pays ( a ).
Pendant que Charlequint agissoit par terre, son Amiral André Doria mità la voile avec une Hotte de trente-cinq gros Vaisseaux & de quarante-huitGalères, qui avoient à bord vingt-cinq-miíle vieux soldats ; son dessein é-' toit d’attaquer les Turcs dans la Morée, mais la Flotte des Vénitiens ayantrefuse de le joindre, pareeque la paix avoit été renouvellée entre Solíman6 c la République, la Flotte Turque trouva moyen de sortir du Golphed’Am-bracie, & de se retirer dans le Port de Chalcide, qui est très-fort. Doria ralla mettre le siégé devant Coron par mer & par terre ; peu après quelquesTroupes des Turcs arrivèrent au secours de la place, mais le Comte Sarneles défit, & leur Général fut tué : les assiégés fatigués des assauts, & man-quant à la fin de vivres, rendirent la ville, à condition qu'ils auroient la li-berté de se retirer avec leur bagage.
De Coron Doria fit voile pour Fatras, qu’il prit sans peine & pilla; car-ies Turcs ne comptant point fur la force de la place, s etoient retranchés,auprès du Château, qu’ils rendirent aux mêmes conditions que Coron. En-suite il se rendit maître dans le Golphe de Lépante des Châteaux de Rio& de Malicreo, situés à l’opposite l’un de f autre. On estima soixante-dix-mille ducats l’artiDerie que l’on prit dans le premier, parmi laquelle il yavoit des pieces extrêmement grosses. Après ces exploits Doria retourna àGenes. Mais les Turcs ayant au commencement de 1533 assiégé Coron parmer &' par terre, cet Amiral mit fur le champ à la voile : à son arrivée lesTurcs se retirerent, L leur Flotte alla à Modon. Doria les y suivit pour lesengager au combat, mais ils ne jugèrent pas à-propos de le livrer, desorte:qu’il se retira à Messine en Sicile.
L’Hiver suivant, les Espagnols & les Grecs qui etoient dans Coron, com-mençant à manquer de vivres, demanderont au Gouverneur de les menercontre l’ennemi, pareequ’ils aimoient mieux mourir les armes à la main, quede périr de faim. Maccicau se mit à leur tête malgré lui, pour aller sur-prendre la ville d’Andrusa ; mais les Turcs qui étoient au nombre de cinq-mil-!e firent tant de résistance, que Maccicau en voulant entrer par une poter-ne, fut tué avec plusieurs de les gens. Le reste se retira à Coron., Ja pestes’étant mise dans la ville peu après, les Espagnols avec quelques Grecs s’em-barquèrent avec leur canon, & abandonnèrent la place a sennemi (b').
Ce que les Historiens Chrétiens rapportent de Coron, les Turcs rap-pliquent à Modon ; ils touchent cet événement comme en passant, & di-sent seulement en peu de mots, que les Italiens assistés par d’autres Prin-ces , tomberent avec une nombreuse Flotte sur la Morée, la ravagèrent, &se saisirent de la ville de Modon (*). Mehemcd Beg , Gouverneur de Sé>>mendrie, ayant été fait Beglerbeg de cette Province, s’y rendit en diligen-ce avec des Troupes : affiega la ville, & la pressa si vivement que les Ita-liens*
0») hctmclavius & Ricaut ubi sup. (S) Les mêmes»
0 Dans la. Traduction Françoise U y a Coron. Rem, du Teaj>.