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de ce système. peu de personnes eu Allemagne , enHollande , en Suisse et dans les pays du Nord , oùl’instruction étoit plus solide, se laissèrent entraînerpar ces erreurs et ces impiétés. Le Portugal, l'Espagne et l’Italie eu prirent à peine eonnoissance ; mais euFrance , elles corrompirent plusieurs générations suc-cessives , et les préparèrent à recevoir une nouvelledoctrine politique qui, attaquant l’ordre social dansses bases, finit par bouleverser d’abord ce pays, etensuite la plus grande partie du globe.
. La racine du mal politique, comme celle du déismeet de l’athéisme, doit être cherchée en Angleterre.
^Les querelles entre les révolutionnaires du dix-septièmesiècle et la dynastie des Stuarts , qui entachèrent lanation d’un crime jusqu’alors inouï , avoient donnénaissance à un nouveau droit public , si l’on peutnommer ainsi un système subversif de toute subordi-nation. 11 est remarquable que le premier auteur deriivpotbèse d’un contrat social primitif, par lequeltout pouvoir légitime auroit été délégué, et par consé-quent de la souveraineté du peuple, fut un partisande la puissance monarchique. Thomas Hobbes , qui,conséquent dans l’application de ses principes, bâtitsur ce fondement l’édifice d’un despotisme absolu,Jacques Harrington, auteur de Y Oceana , et sur-tout Ægernon Subie y . s’emparèrent de cette idée eten tirèrent des résultats tout-à-fait opposés au systèmede son auteur, tant il est vrai que l’erreur est un glaiveà double tranchant. Jean Locke alla plus loin ; au mé-pris de l’histoire, il admit comme un fait, l’existenced’un contrat social comme origine des états , et soutintque les monarchies n’étoient que des républiquesdégénérées.
D’Angleterre , ces doctrines passèrent en France ,où elles furent avidement reçues, nou-seulement parles ennemis de la religion, mais aussi par une fouled'écrivains qui, sans appartenir à ce parti, se lais-sèrent entraîner par l’éclat d’une fausse philosophie etpar le désir de briller. Les esprits y avoient été pré-
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