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intermédiaire entre le Nord et le Sud, par la fondationde la monarchie prussienne ; mais cet état resta dansles bornes de la médiocrité jusque vers le milieu dudix-huitième siècle : alors seulement le génie Me Fré-déric H l'éleva à un point de grandeur qui lui permitde lutter avec avantage contre les forces supérieuresde ses voisins, sans pouvoir compromettre l’indépen-dance des autres états. Toutefois , la grandeur nais-sante de la Prusse fut la cause d’une rivalité entrecelte puissance et l’Autriche qui, pendant soixante-dix ans, influa sur la politique européenne . Elle pro-duisit le phénomène d’une alliance intime entre deuxanciennes rivales, les maisons d’Autriche et de Bour-bon , et en divisant l’AUemagne en deux systèmes op-posés , prépara la dissolution de l’empire germanique.Tel fut le troisième changement qu'éprouva le sys-tème politique de l’Europe , dans le cours du dix-huitième siècle.
Le quatrième fut moins sensible que les trois autres ;ses conséquences funestes ne se montrèrent que dansla neuvième période. Pour la première fois depuistrois siècles, des souverains européens osèrent rompredes traités et violer des engagemens, faire la guerreet entreprendre des conquêtes sans alléguer d’autresmotifs que des raisons de convenance et le besoin des’agrandir. Ainsi la base du système d’équilibre, l’in-violabilité des possessions bien acquises fut sapée etla ruine de ce système préparée. Les événemens de laguerre, pour la succession d Autriche , fournirent lespremiers exemples de ce mépris des traités; ils se re-nouvelèrent d’une manière effrayante à l’occasion dupartage de la Pologne , et par les tentatives que fitl’empereur Joseph de s’emparer de la Bavière . L’acted’iniquité, commis contre la Pologne , a été souventcité dans la période de la révolution françoise, pourjustifier toutes les violences et toutes les usurpations ;il en est l'ésulté une longue suite de calamités.
Le commerce continua, dans le dix-hui(ième siècle,à être un des principaux mobiles de la politique des