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Tome second.
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1713 — 1789- 9 5

Cabinets 5 le système mercantile fut perfectionné etdevint la base de l'administration de la plupart desétats. Le commerce dut son accroissement à la con-sommation , devenue plus générale des denrées quefour,nissent au luxe européen les autres parties dumonde. Les puissances maritimes donnèrent touteleur attention et prodiguèrent leurs soins à leurs co-lonies , dont ils augmentèrent le nombre par des éta-blissemens nouveaux, et la prospérité par des règie-mens. A l’exemple de Louis XIV , la plupart des étatsconservèrent sur pied des armées nombreuses ; cetusage fut poussé jusqu’à l’excès depuis 1 y 4 o. Il aug-menta l’influence de l’Angleterre sur les affaires ducontinent, parce que dispensée elle-même par sa po-sition , d’augmenter son armée dans la proportion decelles des autres états , elle put leur fournir des sub-sides dont , à l’exception de la France , de l’Espagne et des Provinces-Urnes , aucune puissance entrant enguerre 11e put plus se passer. Ce fut aussi depuis 1740ou depuis les guerres de Frédéric II , que la tactiqueet l’art militaire en général parvinrent à un pointde perfection auquel on pensoit qu’il ne pouvoit rienêtre ajouté. Enfin, le système financier de plusieursétats éprouva une révolution lorsqu’on imagina deconstituer les dettes des états, c’est-à-dire de fonderdes rentes pour en servir les intérêts sans rembourserles capitaux , et surtout depuis que Pitt inventa les.fonds d’amortissement par le moyen de rentes accu-mulées. ]

Les efforts extraordinaires que-les puissances de Suiiauon1 Europe avoient faits, dans fa septième période, pour- l’Europe ,assurer l’équilibre continental contre les desseins am- l 7 ' 3 -bitieux de la France et de la Suède , amenèrent unlong état de calme, dont ces puissances dévoient pro-fiter pour encourager l’industrie, les arts et le com-merce , afin de réparer les maux que des guerres-longues et désastreuses leur avoient causés. Les cabi-nets furent donc attentifs à maintenir les dispositionsdes traités d’Utrecht et. de Stockholm , et à écarter.