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quel île de Taman et IcKouban l . Sahin-Guéraï se dé-mit par un acte d’une souveraineté dont il n’avoitpas joui long-temps.
Cet événement fut un coup terrible pour la PorteOttomane. Le peuple de Constantinople demanda tu-multueusement la guerre. Mais le divan, qui sentoitson impuissance, ne négligea rien pour l’éviter. Lespréparatifs des Russes , tant par terre que par mer ,étoient immenses, et il subsistoit un concert et uneintimité parfaite entre les cours de Vienne et de Saint-Pétersbourg . L’Angleterre s’efforça en vain d’engagerles Turcs à reprendre les armes; ifs furent retenus parla France et par l’Autriche 2 . Au lieu de combattre,
S jauMtr 1784. ils prirent encore le parti de négocier. Un nouveautraité fut signé à Constantinople . La souveraineté îlela Crimée , de l’île de Taman et de toute la partie duKouban qui est située sur la rive droite de la rivière dece nom, adoptée pour frontière entre les deux em-pires , fut abandonnée à la Russie . La forteresse d’O-c7.ak.ow, sur laquelle les Tatars de la Crimée avoientformé des prétentions, est cédée à la Porte avec toutson territoire 3 * 5 .
Ainsi Suit la domination des Tatars de la Crimée ,jadis si redoutables à la Russie dont ils avoient été lefléau et la terreur. L’impératrice forma de ce vastepays deux nouveaux gouvernemens, sous les noms dela Tauride et du Caucase.
Diflerenrls II subsistoit depuis long-temps des différends entreO,ire rempereur | es Hollandois et le gouvernement général des Pays-Bas autrichiens sur 1 execution du traite de la Barrière*de 171 5 , et de celui de La Haye , de 1718. On avoit né-gligé de déterminer d’une manière précise les limites dela Flandre hollandoise, telles que ces traités les ont in-
1 Martens , Recueil , t. IV , p. 444 .
* Tous les revers des Turcs, depuis 1774, sout attribués, eu
grande partie , à la pusillanimité du cabinet de Versailles , dans le
mémoire déjà cité du général Grimoard , publié par Soulàvie ,Mémoires historiques et politiques du règne de Louis Xyi t t, V*p. 72 el suiv«
5 AIartess ? Recueil des traités , t. Il, p. 5 od.