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1715 — 1789.diquées plutôt que réglées ; et depuis long-temps la courimpériale avoil cessé de payer aux Hollandois le subsideque le traité de la Barrière avoit stipulé en leur faveur.Cette cour ne consentoit à se prêter à un règlementdéfinitif de limites et au paiement du subside ,qu’au-tant que l’Angleterre et la Hollande se concerteroientavec elle sur le rétablissement des places de la Barrière,dont les fortifications avoient été ruinées pendant laguerre pour la succession d’Autriche . Elle exigeoitpareillement que ces puissances se réunissent pour laconclusion d’uu traité de commerce et de tarif avanta-geux aux Pays-Bas, ainsi qu’elles en avoient pris l’en-gagement par les traités antérieurs. Enfin l’empereurJoseph II crut devoir profiter de l’événement de laguerre survenue entre l’Angleterre et la Hollande, pourdébarrasser entièrement les Pays-Bas autrichiens deschaînes que le traité de la barrière leur avoit imposées.En ordonnant la démolition de toutes les places fortesdes Pays-Bas, il comprit dans cet ordre les places de laBarrière, et somma les Hollandois d’en retirer leurstroupes. Ces républicains ne pouvant point invoquerla garantie de l’Angleterre avec laquelle ils étaient enguerre, se virent forcés de déférer à la sommation del’empereur. Leurs troupes évacuèrent, successivement,toutes les places de la Barrière.
Cette docilité des Hollandois encouragea l’empereurà pousser plus loin ses prétentions: il 11e se borna plusà résilier les traités de 1710 et 1718, il exigea que leslimites de la Flandre fussent rétablies sur le pied de la•convention passée en 1664 entre l’Espagne et les Etats-Généraux ; et, au lieu de faire, de sa nouvelle demande,un -objet de négociation, il prit possession des forts,places et districts renfermés dans les limites qui avoientété fixées par cette dernière convention. [Ainsi ce princeprouva encore une fois qu’il ne connoissoit d’autrerègle que sa convenance, et qu’aucun traité n’étoit sa-cré à ses yeux s’il mettait des entraves à sou ambition.]
Les Hollandois ayant adressé à la cour de Vienne leurs plaintes contre ces violences, l’empereur consentit
1781.
janvier 178a.
1783 .