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Tome second.
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à ouvrir des conférences à Bruxelles , pour y terminerà l’amiable tous les différends. A l’ouverture des con-178-4. férences, ce prince fit déclarer qu’il se désistoit detoutes

les prétentions qu’il avoit à la charge de la république,pourvu qu’elle accordât, en faveur des provinces bel-giques, l’ouverture et la libre navigation de l’Escaut,avec la faculté de naviguer et de commercer directe-ment aux Indes, de tous les ports des Pays-Bas . Maistout en proposant cet état de choses comme un objet‘ de négociation, il annonça que dès ce moment il étoitfermement résolu de regarder l’Escaut comme libre,et que la moindre opposition de la part des Etats-Ge-néraux seroit à ses yeux une hostilité ouverte et unedéclaration de guerre. Sans être intimidés par ces me-naces, les Hollandois déclarèrent la demande de l’em-pereur contraire aux traités, et destructive de la sûretéet de la prospérité de la république. Le vice-amiralReynst eut ordre de prendre poste, avec une escadre,à l’embouchure de l’Escaut, et d’empêcher tout pas-sage de vaisseau impérial ou flamand. Deux bâtimensimpériaux ayant voulu forcer le passage, les Hollandoisleur lâchèrent une bordée, et les obligèrent d’amenerpavillon.

Guerre entre L’empereur, regardant alors la guerre comme dé-Hollantio^s C ^ ar ^ e r rompit les conférences de Bruxelles . Il n’avoitcependant fait aucun préparatif, et les Pays-Bas se trou-voient dégarnis de troupes, de magasins et de muni-tions de guerre. Ce prince se flattoit que la cour deFrance épouseroit sa querelle, et qu’il en obliendroitles secours stipulés par le traité de Versailles; maiscette cour qui négocioit alors un traité d’alliance avecla république, sentoit bien qu’en l’abandonnant, dansle moment actuel, elle la forceroit de se jeter entre lesbras de l’Angleterre. M. de Maillebois eut donc ordrede passer en Hollande pour y prendre le commande-ment de l’armée de la république, et la France mit surpied deux armées d’observation, l’une eu Flandre , etl’autre sur le Rhin . Le roi écrivit à l’empereur des let-tres très-pressantes pour lui faire adopter des vues pa-cifiques.