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Tome second.
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Ces démarches, et les difficultés de toute espèce que Interventionla guerre des Pays-Bas présentoit à l’empereur, lui t,e p,.™",!, ,iefirent accepter la médiation de la cour de France. Unenégociation s’entama, à ce sujet, à Versailles 1 . L’em-pereur y persista d’abord à soutenir la liberté de l’Es-caut; mais s’étant relâché depuis sur ce point, il seborna à faire valoir ses autres prétentions 2 . La négo-ciation fut aussi longue qu’épineuse. Elle occupa leministère de Versailles pendant une grande partie del’année 1785. L’empereur insista beaucoup sur la ces-sion de Maestrieht et du pays d’Outre-Meuse : il ne s’endépartit qu’en exigeant une forte somme d’argent enindemnité, et une autre en réparation des dommagesque les inondations de la Flandre , ordonnées par lesEtats-Généraux, avoient causés aux sujets autrichiens.

Par la paix qui fut signée à Fontainebleau , le traité P»** <!ede Münster, du 5 o janvier i 648 , fut renouvelé; mais011 ne parla ni du traité de la Barrière de 1716, ni de '

celui deVienne de 173 i. On convint de la fermeturede l’Escaut depuis Saftingen jusqu’à la mer, ainsi quedes canaux du Sas, de Swin et des autres bouches demer y aboutissant. Les Etats-Généraux s’engagèrent àpayer à l’empereur, pour ses prétentions sur Maestriehtet le pays d’Outre-Meuse, la somme de neuf millionscinq cent mille florins d’Hollande, et celle de cinq centmille florins pour réparation des dommages causés parles inondations 3 . On satisfit amplement ce prince sur

1 Listguet publia alors en faveur de l'empereur : Considérationssur l’ouverture de l’Escaut ; Mirabeau , encouragé par la cour deFrance, le réfuta par un écrit intitulé: Doutes sur la liberté del’Escaut, dont la cour deVienne demanda et obtint la suppression.

2 Voyez , sur ces prétentions, les Mémoires de M . le comte deNeny sur les Pays-Bas autrichiens , t. II, p. 4i.

5 Les ambassadeurs hollandois à Paris n’ayant été autorisés quepour cinq millions, et l’empereur ayant ûxé un terme péremptoire,la cour de France, pour trancher sur toutes les difticullés, se char-gea généreusement du paiement du surplus. Cette cour paya, en^ffet, neuf millions quarante-cinq mille livres , monnoie de France ,pour compléter l’indemnité allouée à l’empereur. Voyez le Mémoire fcité ci-dessus, du général Grimoard, qui fait la critique de toutecelte négociation , dans Soulavte, Mém. du rèsne de Louis XVXl. V, p. 32 et suiv.