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Tome second.
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i7i3 — 1789. 2d9

ment aristoceatjfpie dans son origine, fut renforcé de-puis par une foule de démocrates qui, non contens derabaisser le stadhoudérat, attaquoient aussi le pouvoirdes magistrats des villes, et tendoient à changer la cons-titution en rendant le gouvernement plus populaire etplus démocratique. Dans les villes principales, des as-sociations se formèrent sous la dénomination de corpsfrancs, pour exercer les citoyens au maniement desarmes. Tous les anti-stadhoudériens sé disoient pa-triotes ; ils étoient soutenus secrètement par la France ,qui comptoit s’en servir pour détruire l’influence del’Angleterre, et pour attacher la république aux inté-rêts de sa couronne.

Une émeute populaire, arrivée à La Hayte, fournit Retraitele prétexte aux Etats d’Hollande d’enlever au stadhou- d '' s f a t d ^g3 er ‘der le commandement de cette résidence, qui fut con-fié à un conseil. Cette atteinte, portée à une préroga-tive qu’on regardoit comme inhérente au stadhoudérat,engagea le prince d’Orange à quitter La Haye et à fixersa résidence dans la province de Gueldre , dont lesEtats lui étoient plus particulièrement dévoués. Uneattaque dirigée par le prince contre les villes d’Elbourget de Hattem , qui refusoient d'exécuter les ordres qu’illeur avoit intimés au nom des Etals de Gueldre, exas-péra tous les esprits; elle donna un accroissement deforces au parti patriotique, et encouragea les Etatsd’Hollande à attaquer directement le stadhoudérat et àaller même jusqu’à suspendre le prince de ses fonctionsde capitaine-général de la province.

La cour de Berlin fit encore , du vivant de Frédéric- Intervention tl*sle-Grand,des démarches, tant auprès des Etats-Géné- co “ r , l l“ f" lmraux que de ceux de la province d Hollande, pourfaciliter un accommodement entre les deux partis.Frédéric-Guillaume II ayant succédé à son oncle le 178(1.grand roi, envoya, dans la même vue, à La Haye, lecomte de Gœrtz, son ministre d’état, et M. Gérard deRayneval eut ordre de s’y rendre de la part de la courde France. Une négociation s’ouvrit entre ces deuxministres et les principaux chefs du parti patriotique.

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