256' PÉRIODE IX.
Révolution^ Le crime dont, la Convention s’étoit souillée, présa—du 2 jum 1798. g e0l(; ] a p er t e des Girondins ; ils la retai’dèrent parune lutte de quatre mois. Une e'meute des sections deParis , organisée par le procureur de la commune,Hébert, et par les députés Marat, Dauton et Robes-pierre , décida la victoire. Les Girondistes furent pros-crits pour crime de fédéralisme. Le parti vainqueur,s’honorant du nom de Sans-Culotte , établit le règnede la terreur. La Convention ne fut plus qu’une assem-blée de bourreaux et un repaire de brigands. Pourtromper le peuple , on soumit à son acceptation unz4 juin. projet de constitution rédigé par Hérault de Séchelles ,d’après lequel les assemblées primaires dévoient exercerla souveraineté et délibérer sur les lois.
Régime Depuis le 2 juin, tous les pouvoirs étoient entre lesrévolutionnaire. iua ' ms du comité de salut public, formé dans la Con-vention. Danton , chef des Cordeliers, assemblée popu-laire plus exaltée que les Jacobins mêmes , y exerçoit27 juillet. la principale influence, dont bientôt Robespierre suts’emparer. La constitution du 24 juin avoit été adoptéedans les assemblées primaires ; mais Robespierre fit28 août. décréter qu’elle seroit suspendue , et que la républiqueseroit en état de révolution jusqu’à ce que son indé-pendance fût reconnue. A ce titre, on organisa le gou-vernement le plus tyrannique et le plus sanguinairedont l’histoire fasse mention. Robespierre en étoit lechef; la France se couvrit de comités révolutionnaires.Des armées révolutionnaires la parcouroient, prome-nant , d’une commune à l’autre, l’instrument du sup-12 septembre, plice pour les gens de bien et les riches. Une loi sur lessuspects changea tous les édifices publics en prisons,et remplit toutes les prisons de victimes dévouées à lamort. Pour remédier à la baisse des assignats, la Con-29 septembre, vcntiou fixa , sous le nom de Maximum , un taux àtoutes les denrées, mesure qui dut amener la famine.La reine Marie-Antoinette fut traduite devant le tri-16 octobre, buttai révolutionnaire et conduite à l’échafaud. Lesdéputés girondistes, arrêtés le 2 juin, l’y suivirent. Le5 t octobre, duc d’Orleans , devenu un objet d’exécration pour.