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aussi long-temps que par suite du renouvellement an-nuel d’un tiers de ses membres, les 5 oo députés de laConvention n’auroient pas été éliminés. Le Directoireexécutif nommé par le conseil des anciens sur une liste i' r nov. 1795.présentée par le conseil des Cinq-Cents fut composéde Laréveillère-Lépeaux, Bewbel, Barras , Lelourneuret Carnot, régicides tous les cinq. Les formes du ter-rorisme furent adoucies à quelques égards ; mais lesmœurs ne gagnèrent rien à ce changement. Le règnedu Directoire est l’époque d’une corruption et d’unedissolution dont les effets se font encore sentir ; uneavidité sans bornes s’empara de la nation et le Direc-toire satisfit et nourrit cette passion honteuse en seprêtant à des trafics infâmes. La noblesse des richessesremplaça celle de l’honneur et de la naissance.
Le Directoire ayoit à lutter contre deux inconvé-niens. L’un étoit l’esprit de rébellion qui engagea lesTerroristes à former une conspiration après l’autre, telleque celle de Drouet et Babeuf , et celle qui est connue 10 nui 1796.sous le nom de conspiration du camp de Grenelle. 9 soptemlne.L’autre inconvénient plus grave encore étoit l’embar-ras des finances. La masse des assignats mise en circu-lation se montoit à 18,980,500,000 fr. Pour la réduireon décréta un emprunt forcé de 600 millions en es- 10 Je ' --1 70 - 1 *pèces ; ce moyen révolutionnaire étant resté sans elfet,on remplaça les assignats par un autre papier, savoirpar des rescriptions , et enfin par des mandats; maisce papier fut, dès son émission, et les mandats mêmenca«£leur émission effective, discrédités au point qu'ilfallut prendre le parti de les retirer tous de la circula- iû uilKi 1796.tion. L’état fit ainsi une banqueroute de trente-neufmilliards de francs 1 . Il fallut alors recourir à un sys-
1 La masse des assignats émis se montoit, au IQ février 179G oùJ es planches furent Inisees, a 45 , 5 y 8 , 8 io,o 4 o fr. Le plus l'as coursde ce papier fut au 9 juin 1796 > °ù 100 valoient 3 sols 6 deniers.Les mandais ne furent jamais émis de fait, parce que le prix qu'onpouvoit en tirer n’équivaloit pas à celui de la fabrication. Au 8 août] 796 on donnoit pour 100 fr. de promesses de mandat, 1 h’. 70 c.Après leur démonétisation , elles moulèrent à 5 francs 03 centimespour 100 fr.