4 septembre.
2 16 I'KiUODE IX.
tème d’impositions réglées que le peuple n’éloit p'us
accoutumé à payer.
Le Directoire exécutif réussit à terminer la guerrede la Vendée . Il dut ce succès à la fermeté et à la mo-dération du général Hoclie. Stofflet , livré par des traî-tres , fut fusillé à Angers ; Charette, tombé entre lesmains des républicains, eut le même sort, quelquessemaines plus tard, à Nantes . Sa mort termina la guerre.Le comte d’Autichamp et les autres généraux des Ven-déens signèrent une pacification avec Hoche. GeorgeCadoudal, chef des Chouans, passa en Angleterre.
Au premier renouvellement d’un tiers des membres' des deux conseils législatifs , le parti modéré gagna plusd’influence. M. Barthélémy fut porté au Directoire, oùil se forma un schisme entre Laréveillère-Lepeaux ,Rewbel et Barras , nommés les triumvirs, et Carnotavec Barthélémy qui vouloient la fin de toutes les me-sures révolutionnaires et la paix. Le triumvirat perditla majorité aux Conseils, où Pichegru se mit à la têtedu parti modéré qui espéroit faire rétablir la monar-chie. Le royalisme, grâce à la liberté de la presse dontjouit alors la France , fit des progrès qui effrayèrentles triumvirs. Us s’assurèrent des armées, si faciles àséduire lorsqu’on leur permet de délibérer, et surtoutde Buonaparte ; alors ils exécutèrent le coup qui estconnu sous la dénomination de révolution du 18 fruc-tidor. Soixante-cinq députés 1 et les deux directeurs,Barthélémy et Carnot, furent condamnés à la déporta-tion, et ceux d’entr’eux dont on se saisit, furent effec-tivement relégués dans les déserts de Sinamari enGuyane ; les députés dernièrement nommés pour lesdeux Conseils, en furent expulsés, et les lois modéréesrendues depuis trois mois remplacées par des mesuresrévolutionnaires. Les auteurs , éditeurs et imprimeursde journaux royalistes ou modérés furent égalementdéportés, et on supprima la liberté de la presse, qui
1 Entre antres Pichegru , Roissy-d’Ànÿns , Pastoref, Quatrcmcr,Vaublanc, Barbc-Marbois, Dumas, Portalis.