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Moreau éloit maître de Munich , lorsqu'il reçut la 97 juin 1801.nouvelle de l’armistice d’Alexandrie ; il en conclut unde son côté, à Parsdorf. Le comte de Saint-Julien, en- i 5 juillet,
voyé , par l’empereur François II, à Paris , y ayant 28 juillet,
signé, sans autorisation suffisante, des préliminairesde paix , la cour de Vienne en refusa la ratification,parce qu’elle s’étoit engagée à ne pas faire la paix sansle concours de l’Angleterre. Les hostilités durent re-commencer en Allemagne au mois de septembre ; mais1 archiduc Jean, qui commandoit l’armée autrichienne en Bavière , ayant demandé une prolongation de l’ar-mistice , le général Moreau y consentit, à conditionque Phiiippsbourg , Ulm et Ingolstadt lui seroientremis. Cet arrangement fut signé à Hohenlinden , et 20 septembre,les François firent sur-le-champ démolir les fortifica-tions des trois places. Les hostilités ayant recommencédans les derniers jours de novembre , le généralMoreau défit l’armée de l’archiduc Jean, dans la'bril- 5 décembre,lante journée de Hohenlinden , après laquelle il mar-cha eu toute hâte sur Vienne. L’Autriche , dégagée deses engagemens par le cabinet de Londres , ayant dé-claré alors qu’elle étoit décidée à Lire la paix , quellesque fussent les résolutions de l’Angleterre, on conclutun nouvel armistice à Steyer. Braunau etWurtzbourg 25 décembre,furent remis aux Français .
Le général Brune , qui commandoit en Italie , re-nouvela l’armistice d’Alexandrie , par la convention de 2gseptembre.Castiglione, qui lui laissa le temps de s’emparer dela Toscane , qu’on avoit oublié de comprendre dans latrêve. Renforcé par l’armée de Macdonald, qui s’étoitrendue en Lombardie , en traversant, par une marchepénible, la haute montagne du Spliigen, il passa laBrenta. E11 vertu d’une nouvelle convention d’armis- 16 janv. 1801.tice , signée à Trévise , les François obtinrent encorela remise de Peschiera, des forts de Vérone et deLcgnago, Fermo et Ancône.
Cependant la paix se négocioit à Lunéville , entre PaixJoseph Buonaparte et le comte Louis de Cobenzl. Le (1 '' •buuevillc.premier consul, ayant refusé la ratification de l’armis-