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siderabld à discuter le nouveau projet de constitution<ju elle s’étoit fait soumettre. L’assurance de la pro-tection prussienne, qui lui avoit été donnée officiel-lement 1 , rendit les Polonois trop confians ; et le traitéd’alliance que le roi de Prusse conclut en effet avec la 29 mars 1790,république 3 , acheva de les plonger dans une sécuritéparfaite. Le roi Stanislas-Auguste, après avoir hésitélong-temps sur le parti qu’il lui convenoit de prendre,s étant enfin volontairement réuni au parti de la dièteffui vouloit tirer la Pologne de l’état d’humiliationoù elle étoit tombée, la nouvelle constitution fut dé-crétée, par acclamation, le 3 mai 179'.
Quelque imparfaite que paroisse cette constitution, Précis de ceueelle étoit analogue à l’état de civilisation où la Pologne const, iution.étoit parvenue; elle corrigeoit plusieurs vices des loisantérieures; et quoique vraiment républicaine, elleétoit exempte des idées exagérées que la révolutionfrançoise avoit mises en vogue. Le trône fut renduhéréditaire en faveur de la maison électorale de Saxe ;on abolit la loi de l’unanimité et l’absurde liberumveto; la diète fut déclarée permanente, et le corps lé-gislatif partagé en deux chambres. L’une de ces cham-bres, formée de députés dont les fonctions dévoientdurer deux ans, étoit chargé de discuter les lois; etl’autre, composée du sénat et présidée par le roi, de-voit les sanctionner et exercer 1 e veto. Le pouvoirexécutif étoit confié au roi et à un conseil de surveil-lance , composé de sept membres ou ministres respon-sables. On accordoit aux habitans des villes la facultéd’élire leurs députés et leurs jùges, et on ouvrit auxbourgeois la route pour parvenir à la noblesse ; maiscelle-ci étoit maintenue dans toute l’étendue de sesdroits et de ses prérogatives; les paysans qui se trou-aient dans l’état de servage furent placés sous la pro-tection immédiate de la loi et du gouvernement ; la
1 Herzberg , Recueil , t. II, p. 483 .
a Idem, t. lit, p. 1; etM. de Ségur, Histoire de Frèdéric-Guillaiime TI,A. III . p. i 4 o.