1789—ioi 5 . 5 o 5
Depuis la rupture de la paix d'Amiens jusqu'à la Projetseconde guerre d'Autriche , Buonaparlc s’occupa du e „ Angleterre,projet d’un débarquement en Angleterre , pour lequel 0
d fit des préparatifs immenses. Une armée nombreuse,nommée armée d’Angleterre, étoit rassemblée sur lescôtes, des flottilles destinées à couvrir le transport destroupes, étoient préparées. En Angleterre on prit desmesures sérieuses de défense, en mettant sur pied jus-qu'à 180,000 hommes de troupes réglées. Les amirauxanglois harcelèrent souvent les bateaux françois etbombardèrent les villes situées sur les côtes; mais ilU y eut pas d’événement important de ce côté-là.
Sainte-Lucie,, Saint-Pierre. Miquelon etTabagO, ^n^png n ^<leainsi que les colonies hollnndoises deDémérary , Esse- ' ° I >i>r,neuquebo et Bcrbice, tombèrent au pouvoir des Angloisflans le commencement de l’année 1800. Le généralP»ochambeau, successeur de Leclerc, conclut une ca-pitulation de Saint-Domingue avec Dcssalincs, chef J 9 nov - i 8 o 5 ,nègre, pour évacuer la ville du Cap; mais l’amiralanglois Duckworth la bloquoit par mer, et il se vitobligé de se rendre avec son armée, qui fut transpor- 3o novembre,tée en Angîeiem:. Dessalines , débarrassé ainsi desFrançois, proclama l’indépendance de Saint-Domingueou de l’île Haïti , dont il prit le gouvernement sous letitre de gouverueur-général à vie.
Cependant le plan de Buonaparte de se débarrasser _ P roc ™ Jode toutes les formes qui gênoient son ambition appro- S eneia 01choit de sa maturité. Trois partis divisoient la France :les royalistes, les républicains par système et les jaco-bins. 1res deux premiers espéroient toujours, l’un, quebuonaparte rappelleroit les Bourbons; l’autre, quele moment viendroit où son despotisme seroit rem-placé par une véritable liberté. Le général Moreau étoitregardé comme le chef de ce parti, si toutefois son carac-tère le rendoit propre à jouer un rôle actif dans les af-faires publiques. Buonaparte qui ne vouloit ni du Roin i de la république, se persuada qu’il ne pouvoit par-venir à son but qu’en s’attachant le parti des jacobins.
11 sentit qu’il falloit leur donner un gage qui leur ins-II. 20