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Tome second.
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Couronnementde Buonaparte *

9. dec. i 8 o 4 .

NouvelleItiomllerie avecla Russie .

27 juillet.

3 et 54 mai.

808 PÉRIODE IX.

dans masculins. Le même sénatus-consulte üt plusieurs*changemens importuns clans la constitution, pour lurendre parfaitement monarchique. Buonaparte ac-cepta la dignité qui lui étoit déférée; seulement il de-manda que la nation fût consultée sur la question del’hérédité.

Voulant sanctionner l'usurpation aux yeux du vul-gaire, il engagea le Souverain Pontife à se rendre àParis pour le sacrer. Cette cérémonie eut lieu à l’églisede Notre-Dame ; Buonaparte se mit lui-mème la cou-ronne sur la tête, après quoi il la posa sur celle de sonépouse. En ouvrant, quelques semaines après, la ses-sion du Corps Législatif, il déclara solennellement que-,satisfait de sa grandeur, il ne feroit plus de réunion àl’Empire.

L’attentat du 21 mars fut suivi cl’un échange denotes très-violentes entre le chargé d’affaires de Russie à Paris et le ministre de Buonaparte. A l’indignationque cet événement avoit inspirée à Alexandre, et quele ton régnant dans les notes françoises ne pouvoitpas diminuer, se joignit le mécontentement de lanon exécution de plusieurs conditions convenues parle traité du 10 octobre 1801. Alexandre demanda queles IroupéSfrançoises sortissent du royaume de Naples ;que Buonaparte se concertât avec lui sur les hases d’a-près lesquelles les affaires d’Italie seraient réglées;qu’il indemnisât sans délai le roi de Sardaigne , et qu'ilévacuât le pays d’Hanovre. Buonaparte ne réponditque par des récriminations, et les deux cours rappe-lèrent leurs chargés d’affaires. L’empereur n’avoit pasattendu ce moment pour s’occuper des moyens demettre des bornes à l’ambition de Buonaparte . Par desdéclarations échangées entre les cours de Saint-Péters-bourg et de Berlin , il fut convenu qu'on ne permet-trait pas que les troupes françoises en Allemagne deypassassent la frontière du pays d'Hanovre , et que s*cela arrivoit, chacune des deux cours emploierait4 o,ooo hommes pour réprimer une telle tentative. L ;ldéclaration prussienne ajouta cependant qu’il n’étoû