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Tome second.
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56o PERIODE IX.

parte avoit offert ce même pays d’Hanovre au roid’Angleterre, et contrarié- la Prusse dans le projetde faire entrer la Saxe, la Hesse et les villes lianséati-ques dans la confédération qu’elle vouloit opposer àcelle d» Rhin . Ainsi, la convention de Vienne devintla cause des malheurs de la Prusse. Frédéric-Guil-28 jauv. 1807. laume renonça au pays d’Hanovre , par la paix qu’ilconclut avec George III, à Memel ; mais le traité dey juillet. Tilsit. coûta à ce dernier la moitié de ses états 1 . Cesacrifice ne suffit pas pour apaiser le ressentiment deBuonaparte ; abusant des termes équivoques de laconvention de Kœnigsberg , il ne rendit au roi que lapartie de ses provinces située à l’est de la Vistule :elles étoient dévastées par la guerre, et presque ré-duites en désert. Pour rentrer, après seize mois depaix, dans la possession des autres provinces, il falluto nov. iu<.8. encore s'engager au paiement de 120 millions defrancs, laisser entre les mains de Buonaparte trois for-teresses k titre de gage, et s’engager à ne pas mettreau-delà de 4o,ooo hommes sur pied.

Le plus grand dénuement régnoil en Prusse à l’épo-que où Frédéric-Guillaume III rentra dans l’adminis-tration de son pays. Les armées avoient dévoré la for-tune des habitans ; la population avoit subi une fortediminution, et les maladies, compagnes de la misère ,en moissonnoient continuellement des parties consi-dérables. Le roi s’imposa les privations les plus péni-bles pour satisfaire aux obligations contractées enversla France , et obtenir par là l’évacuation définitive dela monarchie, ainsi que pour secourir les proviuces(pii avoient souffert plus que les autres , par le séjourde l’armée ennemie; pour relever l’agriculture et l'in-dustrie de ses sujets, pour recréer le matériel del’armée et préparer ainsi les moyens de remonter aurang que la monarchie prussienne avoit anciennementoccupé.

Indépendamment des vexations que Buonaparte1 Savoir : 2667 milles canes , 4.670,000 âmes.