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exerça contre la Prusse, par la prolongation du séjourde son armée et par les contributions qu’il lui imposa,ee pays éprouva encore une spoliation dont l’histoiren’offre peut-être pas d’exemple. Par une conventionf ]ue le roi de Saxe, en sa qualité de duc de Varsovie ,conclut avec Buonaparte, pendant qu’à Bayonne celui-G détruisoit la monarchie espagnole , Buonaparte luioéda pour une somme de vingt millions de francs,non-seulement les créances du roi de Prusse sur sessujets polonois ^ le roi les avoit abandonnées par lapaix de Tilsit), mais aussi celles des établissemenspublics de Prusse, tels que banque, société du com-merce maritime, caisse des veuves, hôpitaux , fonda-tions pieuses, universités et écoles, et ce qui peutparaître incroyable, celles des particuliers prussienssur des sujets polonois. Ces créances étoient d’autant]dus considérables, que depuis l’introduction du sys-tème hypothécaire dans la Prusse méridionale, lescapitalistes des anciennes provinces avoient avancé defortes sommes à des propriétaires polonois , pourl’amélioration de leurs patrimoines. Ces capitaux ainsienlevés à céux qui les avoient fournis , et transportéssur le roi de Saxe, étoient estimés d’abord à 45 1/2millions de francs , et 4 millions d’intérêts arriérés ;Saisies autorités du duché de Varsovie en découvri-rent jusqu’à fe'd millions. E 11 vain Frédéric-Guillaume offrit-il de racheter cette prétendue propriété du roi( le Saxe, en remboursant les 20 millions de francs^[uc celui-ci avoit été obligé, disoit-on, d’en donnerBuonaparte . Le bouleversement de i8i4 a fait jus-Lce de cette iniquité comme de tant d’autres.
Le nord de l’Europe fut troublé à celte époque parh'ois guerres : celle des Anglois contre le Danemarck,'J u _i amena une rupture entre les cabinets de Saint-Pétersbourg et de Londres ; celle de Russie contre laSuède , dans laquelle le Danemarck fut entraîné ; etenfin la guerre entre la Porte et la Russie , où l’Angle-
jO joua un rôle.
d’expédition des Anglois contre l’ile de Sélandc,
o mai 180S.