HISTOIRE DES GAULOIS. Liv. IV. Cíï. XIII . S g ?
Nous donnerons dans la fuite une meilleure étymologie de ce nom. Nous Sect*. I.n’en parlons ici, que pour prouver que la Germanie formoit une partie Originedés territoires Celtiques ou Gaulois , au-moins juíqu’au Rhin (a), pour ne Ga £pas dire jusqu’au Danube (b), quoique, comme nous savons déjà observé, hen ' Auî , utxjus ceux qui babitoient les Contrées situées entre ces deux grands Fieu- u U r p ayS .ves, furent entre-mêlés de Scythes , de Sarmates, & d’autres Nations sep- ———tentrionales *. Tout ce qui nous reste à ajouter ici est, que les Hclvetii , les M ^ r /rri*Rhœtii, les Norici , & les Pannoniens-, dont il a été parlé ci-deílhs s5),font à m Eu-quelquefois appellés Celtes , & quelquefois Gaulois ; & que leurs Troupes rope.portoient encore le nom de Légions Celtiques ou Gauloises, du tems d 'Atí-rélien (d). Nous en disons autant de ceux qui vivoient au pied des Jlpes,
Ou au haut de Montagnes.
II paroît donc manifestement, que les anciens Gaulois ou Celtes posté-dolent de beaucoup la plus grande partie de f Europe ; que les bornes deleurs possessions étoient au midi de la Mer Méditerranée, à l’occident l’OcéanAtlantique, h Manche , & la Mer duNord au Nord-Ouest ;& qu’ils s’éten-dotent du côté du Nord jufqu’à la Scandinavie , la Pologne & la Moscovie. Envoilà assez touchant l’étenduë,& les limites de l’ancienne Gaule. L état res-serré où les Romains les trouvèrent, s’explique très-naturellement par ce qui aété dit d’eux dans l’Histoire Romaine, (k ywc ce qui fera ajoûté dans la fuite.
Mais avant que d'en venir-là, il feroit bon de rechercher, comment cet- -,te Nation a pu fe répandre dans toute Y Europe ; c’ést-à-dire, si la chose ff ,, 4 rTJrrfrfe fit par degrés depuis l’endroit de leur dispersion, que nous avons placé vêt en Eu-en Phrygie (s); ou bien s'il y vinrent par Mer, & mirent d’abord pied à ro P e *terre fur quelqu’une des côtes de VItalie , ou de la Mer Méditerranée. Chacu-ne de ses hypothèses a fes difficultés. L'il en faut croire Rérose & ses Parti-sans , qui prétendent que 142 ans après le Déluge les fils de Comer Ré-tablirent en dissérens endroits de Y Espagne & de Y Italie, les transmigra-tions successives n’auront pu fe faire en si peu de tems dans une si vasteétendue de Pays; & il fera plus naturel de supposer , qu’ils ont fait le tra-jet par Mer, après être partis de YJsie Mineure. Mais alors on aura éga-lement peine à concevoir, comment ils ont pu dans un si court espace detems devenir d’assez habiles Gens de mer pour faire un pareil voyage.
Çhie si on leur accorde un plus long intervalle pour apprendre la Naviga-tion, on pourra supposer avec autant de vraisemblance qu’ils doivent s’ê-
tre
(a) Diodór. L. XXXVIII. &c. Ptol. L. (d) Zof. L. II. c. 2. Lìv. L. XXI. c. 1O.
II. y.
(10 Tacit. Gennan. o. 1. Ptol. L. 1nin. Hiít. Nat. L. IV. c. 12.
W Ilîc supr. Tom. IX» p. 53, &c,
«sc. l'oiyu. L,. ìu. rnn. uilt. Etat. L.
(e) Hic supr. Tòm, I. p. 302. & Ism,
IV. p. 208,
. I B ica íramiy 168 OtCamft* !6S lSUrgUndl t ÍCS yUâdt* isuccs,
îurs ìb8 RbteHi 9 lés Norici , les Pannoniens , les Mcesuns* les Tbraces f
jfecépe le I^etdkur trouvera les noms & ia íìtaation dans les diffétentes
naeeeî à ia tete de cette Histoire.
Ie* ZiLn» ét°ieiit les Saxons, les Francs , les Skamlri. les Surgundi, les Quadi , Je-* Gotls , 1
& roluíîeur? ff Báftama, les Rhcetii, lés Norici, les Pannoniens, les Majìens, les Tlraces, ■" P mue “ rs autres, dont le T ert.hr __.*-• «.L»:— !« diffiíi-entess