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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE M A L T H E. Liv. XXI. Chap. VII. 3r

avoit fait, les Galères & les petits Vaisseaux n eussent péri, ou que les Cor- Sectiômfaires de Barbarie qui couraient ces mers ne l’eussent attaqué. " uj.

Enfin, après une longue attente mêlée de crainte, durant laquelle I z HistoireGrand-Maître s’étoit arrêté quelque tems dans le Port de Gallipoli, dans rìel ’°rdr ele Golphe d’Otrante , ils eurent la joie de le voir entrer dans le Port àeíff, s / onMessine avec fa petite Flotte. Au-lieu du pavillon ordinaire de la Religion, ment àil n’arbora qu’une espece de bannière, sur laquelle la-Sainte Vierge étoit r çln/ie deprésentée tenant son fils mort entre ses bras, & on liíoit autour ces paro- Rhodesles; Jffliciis spes mea rébus. Le Viceroi, la Noblesse, les principaux dela ville & presque tout le peuple se trouvèrent à son débarquement. 1 out Son arrî.le monde avoit les yeux attachés fur ce vénérable vieillard, aussi illustre par vée à ■fa constance dans ses malhéurs, que célébré par la gloire qu’il avoit acquise ààs,à la défense de Rhodes. Après que le Comte de Monteleon , Viceroi de qu'm foiSicile, lui eut fait son compliment, il lui offrit de la part de l’Empereur la fait.ville de Messine pour servir de retraite & d’entrepôt à sa Flotte. L’Arche-vêque & tous les Grands du Royaume, la Noblesse & le Peuple par un tristesilence lui témoignèrent la part qu’ils prenoient à fa situation. Les Cheva-liers le conduisirent au Palais Prieural dans un morne silence.

Le regret d'avoir été obligé de remettre entre les mains des Infidèles une ExamenIste considérable , où ses prédécesseurs avoient régné avec tant de gloire-^"pendant deux-cens-vingt-ans , se manifestait dans ses discours, ses actions, ce . ux . qut& jusques dans ses regards ; mais cela ne l’empêcha point d’avoir foin des amener \fof malades H des blessés, & de leur procurer toutes les commodités & tous secoua âles secours nécessaires. Ensuite il passa à une sévere inquisition contre ceux àhàs.qui avoient été chargés de conduire du secours à Rhodes. 11 les fit citerdevant le Conseil. Le Prieur de starlette & celui de Saint Etienne, qui pa-rurent les premiers , remontrèrent qu’outre un amas prodigieux de muni-tions de guerre & de bouche, qu’ils avoient préparées , ils avoient encoreenrôlé deux-mille vieux soldats , & engagé une troupe considérable devolontaires pour passer à Rhodes ; mais que les vents avoient été si opiniâ-trement contraires & la mer si orageuse pendant les deux derniers mois,qu’il n’y avoit eu personne qui eût osé mettre à la voile, excepté le Cheva-lier deNieuport, de la Langue d’Angleterre, qui s’étant déterminé de con-duire du secours à Rhodes à tout hazard , avoit été poussé par la violencedu vent contre la pointe d’un Cap , où son Vaisseau avoit péri avec toutesa charge. Les Commandeurs d’Espagne , de Portugal, de Catalogne, deFrance & d’Angleterre, prouvèrent aussi que les secours qu’ils avoient pré-parés avoient été arrêtés de même par des obstacles invincibles. Tous cesfaits ayant été bien avérés, Dieu soit à jamais loué, s’écria le Grand-Maî-tre , qui dans notre malheur commun ma fait connoître qu on ne pouvoít enattribuer la cause à la négligence d'aucun de mes Religieux. II embrassa ensui-te tendrement ceux qui avoient été cités ; il falloit , leur dit-îl, mes chersfr ares pour îhonneur de la Religion , b pour le vôtre , que je fisse cette Infor'motion, qui justifiera à tous les Princes vivans, & à la Postérité , que fi Rhodesavoit pu être sauvée par les feules forces de la Religion, ce boulevard de la Chre-Tome XJII. L 'tien-