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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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xio HISTOIRE DE L’ ORDRE

Sjectïon pourrie déterminer à faire promptement le siégé du bourg, qu’en rut*nant avec son artillerie le Château de St. Ange, dont le bourg tiroictoute ^ force, il prendroit comme d’un coup de filet le Grand-Maître,jusqJàia à tous les Chefs del’Ordre, qui s’étoient renfermés imprudemment dansmort do une si mauvaise Place. Sinan plus circonspect & défiant assembla le Con*.Jean de la seil de guerre, & représenta qu’en Rattachant au siégé du bourg & duVaiette Château de Saint Ange, ìl craignoit que cette entreprise ne fût de lon-—' - u i~ f up haleine, & ne l’empêchât de passer en Afrique, où l’objet princi-pal de son Insiruction l’appelloit; car quand même nous aurions ruiné tou-tes les fortifications, dit-il, il faudroit encore avant que d’entrer dans laPlace faire périr tous les Chevaliers jusqu’au dernier.

Siégé de ,'a Son sentiment fut d’abord approuvé à la pluralité des voix ; mais Dra-£ ut ’ û u i brûloit d’impatience & d’un désir ardent de se venger de la per-at e * te d’Africa, de ses trésors & de ses esclaves, insista fortement qu’on fîcau moins le siégé de la Capitale de l’Iíle , où la plupart des habitanss’étoient renfermés avec leurs richesses, & qu’on trouveroit fans aucune for-tification, & fans autre garnison que de misérables Paysans, prêts à aban-donner la Place dèsqu’iis verroient paroître les Turcs; qu’on pourroitalorspiller & la ville & toute fille, & emmener un très-grand nombre de pri-sonniers. Sinan ayant reçu ordre du Sultan de ne rien entreprendre de con -sidérable fans l’avis de Dragut, n’osa pas s’opposer à cette proposition,ainsi il fit débarquer ses troupes & son artillerie. Mais on eut une peineinfinie à conduire le canon à cause des rochers; tous les assuts furent brisésplus d'une fois, & on fut à la fin obligé de les faire traîner par des escla-ves, tellement qu’il se passa plusieurs jours avant qu’on pût dresser des batteriesdevant la Place. En attendant les Turcs se répandirent dans flfle, & portè-rent le fer & le feu de tous côtés ; on voyoit les campagnes fumantes del’incendie des maisons, des arbres, des grains,& après avoir tout ruiné lesInfidèles se rassembleront devant la ville. Plus de treize-mille personnes del’un & de lautresexe s’y étoient réfugiées, enforte qu’il y avoit beaucoupde monde mais peu de soldats, à la réserve des Paysans, qui effrayés necherchoient qu’à se sauver ailleurs. Le Gouverneur vint pourtant à bout,à force de prières & de menaces , d’en former des Compagnies & de lesdresser à f exercice des armes (a).

LeCouver- Ce Gouverneur étoit le Bailli d’Adorne ; il trouva moyen d’envoyer lantw fait nà un Exprès au Grand-Maître, pour lui donner avis du danger, lui de-d ,}u }ccours mander quelques troupes réglées, & une recrue de Chevaliers, & fur-toutà d’Orne- le Commandeur Villegagnon, capable par fa valeur & par son expériencedes. de partager avec lui le commandement & la défense de la Place. Maisquelle suc fa surprise , quand son Courier revint fans avoir pu obtenir Jemoindre secours, à la réserve du Commandeur Villegagnon, à qui d'Omo-des permit de se rendre dans la ville, uniquement pour se défaire d'un hom-me, qui avoit tellement à cœur les intérêts & l’honneur de la Religion,qu’il ne pouvoit s’empêcher de témoigner son mécontentement des étran-ges

(») VillcgagMn, Jì.ìumtn , Vertot & aï;