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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE M A L T H E. Liv. XXL Chap. VU. up

»r íemeílC qu’au défaut de la Lettre que le Conseil avoit prescrite, & qu’on Sec riatr-„ n’a jamais voulu expédier , le Roi pûurroit se contenter pour la justifi- „./f*

„ cation de son Ministre r du témoignage du Juge même des accusés. Ce-„ pendant puisque vous m’ordonnez, continua- 1 -il en adressant la -parole au js/ssà i*„ Grand-Maître , de vous rendre compte des motifs particuliers que j’ai mon de„ eus pour souhaitter qu’on envoyât ces Actes en France, je vous le dirai I e ™ dela„ avec route la franclife dont je fais profession. II y a déja quelques jours ^ ale£tíi„ qu'il court un bruit désavantageux à votre gloire”; on publie que vous , V- m„ êtes convenu avec le Juge qu’il se chargeroit tout de nouveau du procès„ contre le Maréchal ; que ce Juge inique s’est engagé d’en tirer par laa, violence de la torture , la confession de crimes qu’il n’a pas commis;

„ qu’il le condamneroit ensuite à mort, & qu’après son exécution on sub*

„ statuera sa confession à la Lettre que le Conseil a ordonné qu’on écrivît„ au Roi Le Grand-Maître brûlant de colere lui commanda de dire touthaut de qui il tenoit ces bruits indignes. II n’est pas encore question dunom de l’Auteur, répondit tranquillement Villegagnon, il s’agit seulementque vous nous disiez à présent si le fait est vrai ou faux. Très-faux , s’écriale Grand-Maître. Déclarez donc , Seigneur , devant toute î Assemblée , re-partit le Chevalier, que vous déchargez votre Juge d’une somme de cinq-censducats d'Or , à laquelle il s’eji obligé envers vous , s'il ne condamnait pas-à mort le Maréchal II se retira ensuite, & laissa le Conseil justement in-digné , qui nomma sur le champ un autre Juge, & commanda fous de grie-ves peines au Secretaire , que toute affaire cessante il eût à délivrer àí’Envoyé du Roi ou à Villegagnon la Lettre pour ce Prince, dans la forme& dans les termes qui lui étoient prescrits. II obéit, mais il substitua à laclause relative à l’innocence de d’Àramont , une autre clause relative seule-ment au tems où il écrivoit, & il faisoit dire au Grand-Maître, que le Con-seil n avoit encore rien découvert dont on pût accuser l'Ambassadeur. Sa Lettreayant été remise à Villegagnon, il eut bientôt reconnu tout l’artifíce. II laporta sur le champ au Conseil pour s’en plaindre ; & les Seigneurs qui lecomposoient dressèrent eux-mêmes le projet de la Lettre, & obligèrent leGrand-Maître de la signer. De Thoò, qui avoit une copie de cette Lettre,,dit que le Roi l’envoya à ses Ambassadeurs pour la publier dans toutes lesCours où ils réhdoient (a). Comme elle ne contient que des remercimensà 8. M. T. C. de son affection pour l’Ordre , & une pleine justificationde son Ambassadeur, nous renvoyons ceux qui fer oient curieux de la voir àl’Historien que nous venons de citer , ou aux Mémoires que Villegagnonpublia peu après de toute cette affaire. Nous ne déciderons point entre lesFrançois & les Espagnols, nous nous contenterons d’observer en finissant,,que nonobstant les indignes artifices dont on accuse le Grand-Maître, il eutassez de crédit pour obtenir le pardon des trois Chevaliers, & pour laisserle Maréchal en prison, d’où il ne sortit que plusieurs années après, commenous le verrons dans la fuite..

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0 ?). De mu.. L. ¥11. ijj.fio,. Mmnol L. VI. C U- Baudouin L. XIV. 6. 33 -

Falot T, IV. p, 276-2515».