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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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122. HISTOIRE DE L’ O R D R E

Section les Galères & quelques Brigantins qui lui appartenoient ; on y embarquaiv» douze-cens hommes, parmi lesquels on comptoir plus de trois-cens Cheva-^ ^ ers às plus braves de la Religion , qui tous avoient souhaitté avec ardeurjusiu'à to àe se signaler sous un Général aussi habile A aussi bon juge de la valeur.mort de Cette petite Flotte mit à la voile le 6 d’Août, mais par la faute des Pilo-Jeau de la tes on débarqua beaucoup plus loin qu'on ne l’avoit projette. II fallut mar-Valette eher pendant la nuit à travers des íàbles & des bosquets de palmiers. Le^ c " Général avoit partagé ses troupes en trois Corps , commandés par les plusStrozzi habiles Officiers de l’Ordre. En approchant de Zoare ils apperçurent fur ladébarque gauche des feux dans une espece de camp, & l’on supposa que c’étoient deproche ce ces A ra bes qui campent toujours, qui étoient ensevelis dans le sommeil ; oncette Ule. n£ j U g ea p as à-propos de les attaquer , de peur de porter l’aiiarme dans laville, qu’ils vouloient surprendre. En arrivant à Zoare ils trouvèrent toutdans un profond silence, point de corps de garde, & les portes de la villemême ouvertes. Us pénétrent suivant les ordres de Strozzi, jusques dansla grande place fans obstacle , se mettent en bataille , & par le bruit des.tambours & des trompettes éveillent les habitans. Pour lors les soldats serépandent dans les rues , enfoncent les portes des maisons , se saisissent detout ce qu’ils trouvent fous leur main, emmenent hommes, femmes & en-cans garottés dans la grande place , & se disposent à les embarquer au nom-bre de quinze-cens personnes. Le Commandeur de la Vaîette étoit chargé-de leur embarquement ; un Maure qui avoit servi sous lui , saborda alorsavec empressement, & lui dit tout bas, Savez-vous , Seigneur , que vous allezêtre tous invejlis 13 taillés en pieces? II lui apprit en même tems que cequ’ils avoient pris pour un Camp volant d’Arabes , étoit un Corps deCavalerie de quatre-mille Turcs, tous vieux Soldats & excellent Arque-busiers , commandés par Morat Aga, Gouverneur de Tripoli ; que cetOfficier allant à fille de Gelves , avoit campé dans l’endroit où ils l’a-voient apperçu , & où la nuit l’avoit surpris ; que des habitans fugitifsétoient allés l’informer de la surprise de la ville, & qu’ii étoit en marche pourles surprendre à son tour.

11 est fur k L e Commandeur avant récompense le Maure de son avis, courut en faireuTTurcs P arC a Strozzi. Ce Général fit aussitôt sonner la retraite, mais le bruit quer s ’e ru soit le tumulte d'une ville exposée au pillage , empêcha les soldats dis.perles d’entendre le signal de la retraite. Cependant Morat se doutant bienqu'íl trouveroit les Chrétiens dispersés , s’avance en diligence & fond fureux avec furie avant qu’ils fussent à moitié ralliés. Le combat devient meur-trier & opiniâtre de part & d’autre, sur-tout de celle des Chrétiens ; ils serallient par pelotons, & félon le quartier où ils fe trouvent tout le mondecombat sens avoir reçu les ordres du Général. Plusieurs Chevaliers se défen-dirent jusqu-au dernier soupir, & moururent les armes à la main, tandis qued’autres épuisés tomberont évanouis parmi les morts, & furent faits prison-niers. Strozzi, qui avec une autre troupe s’avançoit vers le bord de la mer,averti que son neveu éteit en danger revint sur ses pas à son secours; maisil trouva en arrivant qu’ii avoit été tué ; le combat recommence avec plusde furie , & les Turcs font forcés à s’éìoigner ; mais après avoir rechargé

leurs