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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE MALTHE. Liv. XXI. Chap. VII. 123leurs mousquets , ils reviennent en bon ordre, & font des décharges à bout Segiîospartant qui tuent un grand nombre de Chevaliers. Le Prieur reçoit un coup IV.de mousquet dans la cuisse qui le met hors de combat ; comme les Turcs íres’avançoient pour l’achever , ce qui restoit de Chevaliers & de soldats luifont comme un rempart de leurs corps , mais ils auroient eu bien de la pei -mm dene à le sauver , si un Majorquin d’une taille extraordinaire d’une force Jean de lade corps surprenante ne l’avoit pris dans ses bras, & retiré d’abord de la S lettetête du Bataillon dans le centre, & delà malgré une ,grêle de coups de mousi g * — 1quets il gagna le bord de la mer , entra dans seau jusqu’à la ceinture , &

f agna enfin un endroit où sesquif de la Capitane vint le prendre avec lerieur.

II ne restoit alors d’inquiétude aux Chevaliers que pour l’étendard de la L'Eten-Religion ; ils convinrent qu’il falloit toujours se tenir serrés, & tâcher on dard de facombattant de gagner le bord de la mer. Pendant cette marche ils rencon* r‘^ ntrerent un rocher qui étoit à la tête d’un défilé ; de cet endroit ils v oy oient yà découvert les chaloupes qui les attendoient, mais ne pouvoient approcherfaute d’eau. Us reprirent haleine, & délibérèrent fur les moyens de joindreles chaloupes avec le moins de danger. Us convinrent que les Chevaliersferoient ferme dans le défilé , pendant que les soldats & les blessés gagne-roient les esquifs & les chaloupes. Les Turcs ne virent qu’avec une nou-velle fureur qu’une partie de leur proye leur échappoit, & tâchèrent en vainae déloger les Chevaliers de leur poste. L’Aga fit mettre pied à terre àses Cavaliers , qui avec leurs larges cimeterres coupent le bois des piquesque les Chevaliers leur présentoient ; n’ayant pu cependant en venir à bout,il fit remonter fa Cavalerie à cheval , pour employer encore le feu de lamousquetterie. A la fin le Commandeur de la Castìere qui portoit l’étendards’avance avec fa troupe vers le bord de la mer, fe jette dans seau au traversdes moufquetades, entre dans les chaloupes, & y est reçu avec des cris dejoie & des acclamations ; mais quelques Chevaliers qui, pour faciliter fa re-traite , avoient fait ferme au bord de la mer, périrent & furent tués par lefeu continuel des ennemis.

Ainsi finit cette malheureuse entreprise, où l’Ordre perdit la plupart desChevaliers & des Freres lervans d’armes. La Flotte étant rentrée dans lePort de Malthe , les blessures de Strozzi obligèrent de le porter fur uneplanche jusques dans son hôtels il étoit suivi de la plupart de ses Officiers,qui n’étoient pas en meilleur état que leur Général, mais tous ne pouvoientassez louer fa prudence, fa valeur & son intrépidité. D’Omedes fut peut-être le seul dans toute l’Isle qui ressentit une joie secrette de son malheur.

Ce fut peut-être encore pour sexposer , qu r il lui déféra une seconde fois leGénérât des Galères. Strozzi n’eut pas la patience d’attendre que ses plaiesfussent eptiérement fermées, il fe rembarqua, & pendant tout l’Eté courutla Méditérranée , & jusqu’ aux bouches du Nil, II devint la terreur desCorsaires, & des Vaisseaux marchands ; des Flottes entieres tomberent en fapuissance; il les conduisit dans les Ports de Malthe, & avec ces prises ìl ra-mena 1 abondance dans l’Ifle.

On apprit dans ce même tems la nouvelle de l’avénement de la Reine

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