124 HISTOIRE DE L’ORDRE
Section Marie à la couronne d’Angleterre , avec de grands éloges de son zele ex-traordinaire contre la Religion Protestante, & la généreuse résolution qisel»
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_ le avoit prise de rendre à la Religion tous les biens dont son pere s’étoit em-ce qui causa une grande joie dans tout l’Ordre, mais qui fut de cour-
Mort duC ranì-Maître.
IV.
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Jean de la Le Grand-Maître d’Omedes ne vit point l’entiere consommation de cetteValette affaire. II mourut au commencement de Septembre 1553, âgé de quatre-vingts ans, la dixseptieme année de son Magistere. L’application avec la-quelle il avoit toujours travaillé à enrichir fa famille aux dépens du Tré-sor , & la disposition qu’il avoit faite , en détournant les principaux effetsde fa fucceíïìon en faveur de ses neveux , avoit tellement indigné un grandnombre de Chevaliers , qu’ils proposerent de leur laisser le foin de ses fu-nérailles ; mais le Conseil rejetta cette proposition comme indigne de la grau*dcur de l’Ordre, & ses obsèques se firent à l’ordinaire aux dépens de la Re-ligion.
Pourquoi On assembla ensuite le Chapitre pour lui donner un successeur. Strozzi,Strozzi qui avoit si bien mérité de l’Ordre , avoit un grand nombre de partisans ,ne lui suc - même parmi les Electeurs. Mais Gagnon, Grand-Conservateur & un descéds sas. principaux Electeurs , prenant la parole dit. „ Si dans le choix que nous„ avons à faire il n’étoit question que d’élire un grand Capitaine , je ne,, crois pas que nous pussions avec justice refuser nos suffrages au Prieur de,, Capoue ; mais il s’agit aujourd’hui de donner à notre Ordre non seule-ment un Chef plein de valeur , mais exempt de tout esprit de parti, &c’est ce que je n'ose espérer du Prieur de Capoue. Vous savez sa passionpour la liberté de Florence sa patrie , & sa haine pour les Medicis; sinous le mettons à notre tête, & qu’il se voie maître de nos Vaisseaux &de nos Galères , qui doute qu’il ne tourne , quoique fous d’autres pré-textes , toutes les forces de la Religion contre les Medicis, & qu’il nenous attire par-là le ressentiment de l’Empereur le Protecteur de cette Fa-mille, dont il regarde l’élevation comme son ouvrage ? Cosme lui-mê-me, le Chef de cette Maison, ne saura-t-ií pas nous susciter des ennemis„ parmi les Princes -d’Italie , & peut-être attirer contre Malthe les armes,, du Grand-Seigneur ? Et si nous sommes assiégés par ce dernier , quel se-3 , cours pourrons-nous espérer de l’Empereur ou des Souverains d’Italie? ”Ce discours si juste & si désintéressé fit tant d’impreffion fur les autres Elec-teurs , que ceux qui s’étoient déja déclarés pour Strozzi, revinrent à lavis47. Clan- du Conservateur, & tous élurent d’une commune voix Claude de la Sangle,de de la de la Langue de France , Grand-Hofpitalier dé l’Ordre , & son Ambassa-Sang e. deur k la Cour de Rome. Son élection n’y fut pas plutôt sue, que le Gou-verneur du Château Saint-Ange, par ordre exprès du Pape , l’annonça parune décharge de toute son Artillerie. Quand il fut au Palais pour lui prêterle ferment ordinaire d’obéiffance, ce Pontife le fit dîner à fa table, & n’ou-blia aucun des honneurs qui étoit dûs à son mérite & à fa dignité. Les Ga-lères de la Religion, commandées par le Grand-Prieur de Capoue, vinrent leprendre & le conduisirent en Sicile, je Viceroi ayant fait demander à l’Em-pereur ses ordres fur la maniéré donc il devoìt le recevoir ; A ce Prince lui
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