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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE MALTHE. Lïv. XXI. CiiÁh VII. 125

fit savoir qu’il ne dévoie pas craindre d’excéder dans les honneurs qu’ilren- Sectiobdroit au Chef d’un Ordre qui servoic de boulevard à ses Etats d’Italie. IV.

Le Viceroi le reçut donc avec toutes les marques de distinction possibles, ai-de-même que d’Acugna, que l’Empereur avoit envoyé porter ses ordres au í/Lp /aViceroi. Ce politique Monarque l’avoit chargé de féliciter le Grand-Maître Jmt 1fur fa nouvelle dignité, & fous ce prétexte de traiter avec lui d’affaires plus Jesn de laimportantes ; preuve que les grands honneurs qu’on lui rendoit étoient plus V aI «tepolitiques que sincères, Dans l’audience que d’Acugna eut du Grand-Maître, ^ c ’il lui proposa au nom de l'Empereur, pour dédommager l’Ordre de la per- uEmpê?te de Tripoli, de lui céder la ville d’Africa, dont la conquête étoit dûe à reurofrela valeur des Chevaliers, pour y établir leur résidence; & que pour contri - la , v ‘‘! e Abuer aux fraix nécessaires à la défense de la Place, l’Empereur, qui ne dis- atinguoit pas les intérêts de l’Ordre des siens propres, lui affigneroít à per- r ' *pétuité fur les revenus de Sicile une pension annuelle de soixante-douze*mille livres. Le Grand-Maître, qui vit bien le but de cette proposition ,après avoir témoigné fa reconnoissance des bontés de l’Empereur pour sonOrdre, lui dit qu’il ne lui étoit pas permis fans la participation du Conseild’accepter une proposition de cette conséquence ; que s’il vouloir raccom-pagner jufqu’à Malthe, l’assaire fe traiteroit en fa présence, & qu’il feroittémoin du désir sincere qu’il avoit de complaire en toutes choses à l’Empe-reur. L’Envoyé accepta son offre, & s’embarqua avec lui fur l’Efcadre deMalthe, où ils arrivèrent heureusement le premier jour de l’an 1554.

Après que les cérémonies de son installation furent finies, le Grand-Maî- Commijsautre donna audience en plein Conseil à d’Acugna,& après lavoir fait asseoir res w'™à côté de son fauteuil, il le pria d’expofer â la Compagnie le sujet de faCommission. L’Envoyé l’expliqua, fur quoi on résolut d’envoyer huit an- p/lciens Commandeurs à Africa, pour en reconnoïtre la situation, les forces& l’étendue du territoire. A leur retour, ces Commissaires firent un rap-port favorable de l’état & des forces de la ville, mais ils ajoutèrent „ que„ cette Place bâtie fur une pointe de terre qui avançoit dans la mer, man-„ quoit d’un Port assez fur pour mettre les Vaisseaux à l’abri ; que les va-„ stes campagnes dont elle étoit environnée de l’autre côté étoient habitées„ par les Arabes du Pays, qui ne fouffriroient pas volontiers que l’Ordre„ s’établît si près deux ; & qu’il faudroit toujours entretenir une nombreuse„ Garnison à grands fraix pour s’oppofer à leurs courses qu’ils étendroient„ jufqu’aux portes de la Place. Qu’en cas d’un siégé l’éloignement del’Eu-„ rope ne permettroit pas d’en espérer un prompt secours , que contre„ l’efprit de l’Ordre & au préjudice de toute la Chrétienté il faudroit pour„ ainsi dire abandonner la mer & la défense de tous les Vaisseaux Chre-„ tiens, pour porter leurs armes dans le fond des terres, & resserrer les„ frontières de leurs voisins, mais que leurs prédécesseurs, bien plus puif-,, fans qu’eux, n’avoient jamais entrepris d’étendre kurs Etats par des con-» quêtes (o)

Ce rapport, fait par huit des plus anciens & des plus habiles guerriers dé- Le Corseil

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03 Voy. les Auteurs cités. áMaÉ