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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE M A L T H E. Liv. XXI. Chap. VII. 127

sur ses Galères, & le lendemain il expira (a). Telle fut la triste fin de cet Sectionillustre Guerrier, qui auroit fait la gloire de l’Ordre, si fa haine implaca- IV-ble contre la Maison de Medicis ne l’eût engagé à des démarches peu me- Htfoiresarées. , F ('fV Ordre

La VaJette son successeur dans le commandement 'des Galères de Malthe ^rt % ^ne fut pas moins actif & heureux que lui contre les Corsaires, qu’il écarta Jean de I»des côtes de Sicile & de Naples. Les Commandeurs les plus riches, à son Galetteexemple, armoient chacun de leur côté, desorte que les Piratés n’osoic-nc & c -plus paroi tre dans ces mers. Succès de

Le nombre & les succès des Galères de Malthe allarma les Etats de Bar- laValette.barie, qui comme on l’a vu subsistent principalement des prises qu’ils font.Conjointement avec les Marchands qui trafiquoient à Constantinople & end’autres Ports de l’Empire Turc, & dont les Chevaliers enlevoient souventles Vaisseaux, ils porterent des plaintes à la Porte contre eux, & le Sultanpromit de les chasser de Malthe, comme il avoit déja fait de Rhodes. 11est vrai qu’il étoit alors .si occupé d’.un autre côté, que la Religion n’avoitencore rien à craindre de fa part. Cependant le Grand-Maître pour n’êtrepas surpris fit faire de nouvelles fortifications, remplit ses magazins de grains& d’autres provisions, & les arsenaux de munitions de guerre. Le Géné-ral des Galères & les autres Commandeurs par leurs prises faisoient entrercontinuellement des provisions dans l’Isle. On prétend même que le premierétendit ses courses jusqu’aux bouches du Nil, d’où il enleva trois Vaisseauxchargés de bled pour Constantinople.

Mais tandis que Malthe devenoit ainsi de jour en jour plus florissante, Terr'fikla prospérité générale fut troublée tout à coup par un accident imprévu. Le Ouragan*23 de Septembre il s’éleva fur les sept heures du soir un Ouragan furieux,qui souleva les flots avec tant de violence, qu’il abîma plusieurs Vaisseaux,mit en pieces les Brigantins & les Galiotes, & renversa quatre Galères, lescarennes en haut, er.sorte que la plupart des Officiers, des soldats & lachiourme furent noyés ou écrasés par la pesanteur de ces J: âtimens. Lesmaisons voisines du Port avec leurs habitans se trouvèrent abîmées dans uninstant,le Château de Saint-Ange en fut même ébranlé; l’arbre qui soute-noit le grand étendard de la Religion, en fut arraché & porté à un deiri-mille plus loin. La violence du vent, des torrens de pluie qui tomboientdu ciel, & les flots irrités de la mer fembìoient menacer Malthe d’une en-tiere destruction, & auroíent causé certainement de plus grands désordresfi l’Orage eût duré plus longtems.

Le calme, qui succéda au bout d’une demi-heure à cette horrible tem-pête, eut quelque chose de presque auffi affreux par le spectacle qu’il offrit,ïes débris des maisons abattues & des Vaisseaux fracassés, & la mer cou-verte de corps morts ; ce qu’il y eut de plus triste c’est que la nuit qui sur-vint empêcha de donner un prompt secours à ceux oui étoient encore endanger, sor-ton t dans les Galères renversées. Le Grand-Maître & la plu-part des Chevaliers du Couvent qui étoient accourus pour cela, furent objfi

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00 Baudouin L. XIV. Cb. Fertet T. IV. p. 363,