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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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HISTOIRE DE L’O R D R E

Sectm* à, & il lui conféra en même tems le titre de Grand-Bailli de Lango.

„.j v - Le nouveau Viceroi de Sicile , pour signaler son avènement à cette

(kí’Oníre dignité, forma le dessein d'assléger Tripoli. Dragut y commandoit en chef,,.

jusqu?à l» & comme il vouloit en faire fa place d’armes, il avoit fait augmenter les

■mnrt de fortifications de la ville & du Château. Le Port fervoit de retraite à tous

Jean Je la j , s Corsaires de Barbarie, & c’étoit delà que partoient tous les Vaisseaux

g£ ettc qui infestaient les côtes de Sicile & de Naples. Le Viceroi n’eut pas de

* peine à faire entrer le Grand-Maître dans un dessein, qui n’intéressoit pas

11 entre moins fille de Malthe, que les Etats de 1 *Espagne en Italie. II avoit à la-

dardepro- vérité des avis de plus d’un côté, que la Porte faifoit de grands préparatifs

jet dafstè- ur ten t;er une nouvelle descente dans fille de Malthe: le Commandeursst" Xn* t « .» j. . • » ,« j. < sy*

gol,-^ Romegas en particulier 1 en avoit averti, mais il n ignoroit pas aulîi qu u

faudroit assz de tems avant que la Flotte des Turcs fût en état de mettreen mer, & qui si l’on faifoit la diligence nécessaire on pourroit emporterTripoli avant que les Turcs pussent secourir la Place. II comptoit qu’a-près cela les forces de f Empereur pourraient aider à défendre Malthe, aucas que les Infidèles entreprissent de f attaquer. Philippe II. Roi d’Efpagneenvoya ses ©rdres au Gouverneur de Milan, au Viceroi de Naples, & àJean André Dorid Général de ses Galères, de joindre leurs forces & de lesfaire passer en Sicile, & il en déféra le commandement général à Jean deLacerda, Duc de Medina-Celi, le Viceroi de Sicile. Mais ces Seigneursretardèrent fous différens prétextes f exécution des ordres de Philippe , &il fallut que ce Prince envoyât en Italie le Commandeur de Guìmeran, pour -faire marcher & pour conduire ces différentes troupes en Sicile.

Le Grand-Maître voyant la saison fort avancée étoit d’avis qu’on remîtFentreprife au printems suivant, & il en écrivit son sentiment au Viceroi.Mais ce Seigneur craignant que le Roi son Maître , qui n’étoit pas guer-rier , ne changeât de dessein, ou qu’on ne lui enlevât une commission où il sefhtcoit d’acquérir beaucoup de gloire, après avoir assigné le rendez - vousgénéral dans fille de Malthe , s’y rendit vers le milieu du mois de Dé-cembre de fan 155p. Ce Seigneur fut très content des honneurs qu’on luirendit, & plus encore du puissant secours que le Grand-Maître lui avoitpréparé ; il fut fur-tout charmé de voir tant de braves Chevaliers qui dé-voient faccompagner, tous anciens Chevaliers & qui avoient vieilli dans leservice. Quoiqu’il eût ordre exprès de secondaire parles conseils de la Va?--lette, on ne put l’engager à différer fentreprife que jufqu’à f arrivée destroupes du Miíanois & de Naples , qui abordèrent au commencement deFévrier. Ou tint alors plusieurs Conseils de guerre fur les opérations de laCampagne Le Viceroi. informé des nouvelles fortifications qu’on avoit fai-tes à Tripoli, que Dragut s’y étoit enfermé,& qu’il y avoit fait entrer denombreuses troupes avec un amas prodigieux de munitions de guerre & debouche, les périls de cette entreprise & f incertitude du succès rallenti-rent son ardeur ; & plus habile Courtisan que grand Capitaine, il proposala conquête de fille de Gelves, où il n’y avoit d’autre défense qu’un vieuxChâteau, & quelques Maures & Arabes. Le Grand-Maître s’y opposa parplusieurs raisonsCx.Lacerda demeurant obstinément attaché à son senti--

ment,.