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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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D E MALTHE. Liv. XXL C h aï-. VIL x 3 i

'ment, que la plupart des Officiers fui voient, La Valette lui déclara nette- SreTìortment qu’il étoit maître de porter les armes du Roi Philippe du coté qu’iJ iv. "jugeroit à-propos ; mais que s’íl abandonnoit le premier projet d’attaquer Histoire JeTripoli, que le Roi d’Efpagne avoit approuvé, il ne laiíT'eroit sortir aucun ,Chevalier hors des Ports de l’ísle. La fermeté du Grand-Maître obligea leíJ AViceroi de céder; il donna à La Valette les plus fortes assurances, que fans Jean des’écarter il fe rendroit incessamment devant Tripoli. Le Grand-Maître a- la Valett-ejouta alors aux troupes de l’Ordre deux-cens pionniers pour servir au fie- &c -ge, & la Flotte partit le io de Février faisant voile vers Tripoli. Nous " """

avons vu ailleurs de quelle maniéré le Viceroi manqua à fa parole , le mau-vais succès de son entreprise sur l’Iíle de Gelves, les pertes qu’il y fit, &comment son expédition finit par-là. Nous remarquerons feulement, quecomme les Chevaliers étoient toujours les premiers à l’attaquer & les der-niers à fe retirer, leur perte fut la plus considérable par la lâcheté du Vi-ceroi de Sicile, qui les abandonna honteusement plus d’une fois dans le plusgrand péril.

Ce fut à peu près en ce tems-là que Cefme, Duc de Florence, institua ìfouvelOr.son Ordre Militaire des Chevaliers de Saint-Etienne, fur le modelé de celui díe _ Mili -de Malthe, avec cette différence, qu’il dispensa ses Chevaliers des Loix ducélibat, du Vœu de pauvreté &c. mais dans tout le reste il les obligea d’imì- cane.ter ceux de Malthe ; il ordonna aux Commandans de lès Galères, quand ilsrencontreraient celles de Malthe,de s’y joindre, & _d’agir de concert avecelles. En exécution de ces ordres, Baccio Martelli, qui commandoit qua-tre Galères de Florence, ayant trouvé à la hauteur du Cap Lupo Vincentde Gonzague, Général des Galères de la Religion, & qui en avoit sept sousses ordres, le salua le premier, «St mit son Escadre fous le commandementde Gonzague. Ces onze Galères coururent toutes les mers du Levant. pri-rent plusieurs Corsaires, «St sauvèrent plusieurs Vaisseaux Chrétiens poursuivispar les Infidèles. L’heureux succès de cette course, qui ne fut que de deuxmois, engagea le Grand-Maître à faire construire à ses dépens deux nou-velles Galères; les plus riches Commandeurs, à son exemple , faisoient tousles jours différons armemens. Par-là l’Ordre répara bientôt les grandes per-tes qu’il avoit faites dans l’expédition de fille de Gelves , & devint pluspuissant fur mer qu’il ne l’avoit jamais été, non feulement par le nombre deses Vaisseaux, mais encore par la valeur & l’expérience des Chevaliers, quiauroient été capables de commander des Flottes entieres.

pí Nous avons dit un mot du Commandeur de Romegas ; c’étoit un Cheva- Exphitsrklier qui passoic presque toute sir vie sur mer, brave,intrépide & qui ne con- Roxaega,stoissoit point de péril, aussi ne squffroit-41 dans son Bord que. des Officiers6t des soldats d’une valeur déterminée. II rencontra fur les côtes de SicileUne grosse Galiote, commandée par un fameux Corsaire appelle Yfuf Con-ciny, Renégat Calabrais, & le tyran le plus cruel des. Esclaves Chrétiens.

Il en avoit deux-cens dans fa Chiourme, «St deux cens-cinquante soldats. Ro-megas l’attaqua avec furie , & le Corsaire fe défendit de-même ; à la fin leCommandeur, à la tête de ses plus braves Officiers, fe jetta dans la Galiotel’épée à la main; Yfuf le reçut courageusement, & tua deux Chevaliers de fa

R 2 main.