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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE M A L T H E. Lit. XXL Chap. VIL r 35

sent, & il leur fît savoir que le Décret que sollicitait le Grand-Maître rie Sectioîtregardoit point le Concile, & que cétoit à lui íeul à faire un pareil régie- IV-ment quand il le jugerait á propos. Après la conclusion du Concile, Pie IV. Vtff***dit-on (a) , oublia les Chevaliers de Malthe, & les services continuels qu’ils 33 ] larendoient à tous les Chrétiens, & fur-tout aux Peuples qui habitoient les mort decôtes de Sicile, de Naples & de l’Italic entiere. Cela n’empêcha pas que Jean de lad’autres Princes Raccordassent plusieurs privilèges importans 3 l’Ordre ; tels Valettefurent Charles IX. Roi de France, le Duc de Savoye & d’autres (b). __

Le-Roi d'Espagne tenta inutilement cette même année de fe rendre mai- LesCheva.tre de Gomere de Velez , située fur la côte d’Afrique , & qui n’étoit au l,ers pé-pins éloignée de FEfpagne que de quarante lieues. Ce Prince reprit le même *

dessein en 1564. il en écrivit à dissérens Princes pour demander leur secours ,1564-’& n’oublia pas le Grand Maître, qui lui donna quelques Galères & un bonnombre de Chevaliers ; ils furent fort utiles à Don Garde de Tolede, quicommandoit dans cette expédition, pour prendre la ville de Gomere & lePignon de Vêlez , lequel fut d’une grande conséquence aux Espagnols pen-dant longtems, comme nous savons vu ailleurs. Cette Place servoit d’afyleaux Corsaires, & quand ils étoient poursuivis le canon de la Forteresse em-pêchoit leurs ennemis d’en approcher, ainsi se perte ail arma extrêmementtous les Corsaires de Barbarie. Dragut leur ancien & fìdele ami en portades plaintes par son Agent à la Porte, & sip représenter à Soliman les con-séquences de cette conquête de maniéré que ce Prince promit positivementde les secourir contre les Chevaliers & les Espagnols si puissamment qu’ilsRaturaient plus sujet de les redouter. II forma le dessein de la conquête derifle de Malthe, & sens s’en ouvrir qu’à les Miniítres il fit travailler à unpuissant armement naval. Ce qui acheva de l'irriter, de faire éclater ses in-tentions plus ouvertement, & de hâter l’armement, fut que sept Galères-de Malthe prirent un Galion richement chargé des plus précieuses marchan-dises de rOrient.

Cinq Galères de la Religion commandées par le Général de Gîou, & deux p r is eautres du Grand-Maître aux ordres de Romegas, s’étant jointes , rencon- richcGartrerent entre les Iíles de Zante & de Céphalonie ce puissant Galion, qui avot &'»»*•vingt gros canons de bronze & un grand nombre de moindre calibre, debons Officiers d’ardllerie, & plus de deux-cens Janissaires- excellais arquebu-siers. Ce Vaisseau étoit commandé par un brave Capitaine nommé Bhran-Ogh, & il appartenoit au Kuflir Aga, Chef des Eunuques noirs & le Mi-nistre des plaisirs- de son Maître ; plusieurs des Sultanes & des Dames du Ser-rai! y étoient intéressées. Le Général Giou fit d’abord tirer un coup de canon,sens balle, a fin que le Capitaine de ce Vaiíseau amenât ; mais les Turcs luFrépondirent d’un coup à balle, & arborèrent aulïìtôt leur pavillon, comme -une marque qu’ils étoient résolus de fe battre. Les deux Généraux Malrhois-étoient convenus de l’aitaquer successivement, de façon que le feu fut con-tinuel & sens relâche. Mais Giou fe flattant d’emporter seul l’honneur de lacvictoire poussa se Gapitane jusques fous la poupe du Galion., & elle 1e vit ài

fin?-

w), ideitoL T, IV. g„ 45*5, (£) ìiabtrnî Sumir.ar. Priviîcg. in La Vslette.-