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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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Valette,&c.

îZ4 HISTOIRE DE L’ORDRE

Section i'instant couverte de feux d’artifice, & les Chevaliers & les soldats furentaccablés de coups de pierres & de mousquets, ensorte que le Général futdésordre °hhgd de prendre le large après avoir perdu beaucoup de monde. Rome-jufqu'à la g iS âs son côté attaqua le Galion avec son intrépidité ordinaire, mais unmort de coup de canon parti de ce Vaisseau renversant fa rambade tua vingt-deux fol-.Jean de la dats, & un autre coup en fit sauter vingt autres dans la mer. Romegasprit alors aussi le parti de s’éloigner, craignant d’être coulé à fond par ungros canon qu’il voyoit braqué à fleur d’eau. Pour lors les deux patroness’avancerent à leur tour, & chacune d’un côté & de concert firent un feu siterrible, qu’elles tuerent ou mirent hors de combat plusieurs Janissaires ; ellesfurent cependant obligées d’appeller à leur secours les trois dernieres Galè-res ; & les deux Commandans, ayant remis en ordre les leurs, le combatrecommença avec une nouvelle fureur. II dura cinq heures entieres íànsqu’on pût démêler quel en feroit l’événement ; & peut-être les Chevaliersauroient-ils été obligés de fe retirer fur leur perte, íi les Turcs avoient puse servir de toute leur artillerie. Mais par malheur pour eux, leurs meil-leures pieces, par l’avarice des Marchands, s’étant trouvées embarrasséesdans des balots de marchandises , leurs Canoniers n’en purent tirer de servi-ce , & le feu des Galères devenant supérieur, les Chevaliers entrerent à lafin dans le Vaisseau & s’en rendirent maîtres. La perte fut considérable desdeux côtés ; les Chrétiens perdirent plus de six-vingts hommes, parmi les-quels il fe trouvoit plusieurs des plus braves Chevaliers ; les Turcs perdirentquatre-vingt Janissaires, plusieurs Officiers,& entre autres un Ingénieur,quipar son habileté à pointer le canon, eut beaucoup de part à une auísi cou-rageuse défense ; ils eurent d’ailleurs un grand nombre de blessés.

Cette prise fit grand bruit à Constantinople, & sur-tout dans leSerrail ;8o-liman la regarda comme un affront fait à fa Maison, & ce qui l’anima en-ÎSoliman. core davantage ce furent les plaintes des intéressés, & les sollicitations deses Officiers. Le Mufti & les autres Ministres de la Religion s’en mêlèrent,Le Mufti représenta au Grand-Seigneur que les Galères de Malthe empê-choient les Fideles de visiter le tombeau de leur Prophète, & que Maltheétoit remplie d’esclaves Turcs, qui gémissoient dans une dure & honteuseservitude. Le Chef des Eunuques, qui conduisoit toute cotte intrigue, en-ragea l’ímam , ou le Prédicateur de la principale Mosquée, à faire entreradroitement ce sujet dans son discours ; il eut la hardiesse de représenter auSultan, que c’étoit un déshonneur pour un Prince auffi religieux & auísivaillant de laisser tant de milliers de ses fideles sujets dans les fers des enne-mis jurés de leur Prophète & de leur Religion, il entra ensuite dans un dé-tail exact de toutes les prises dont on lui avoit fourni des mémoires , &finit en disant. ,, Ces Vaisseaux, leurs charges,ceux qui les montoient,tout„ a été envahi par ces impitoyables Corsaires. II n’y a, Seigneur, que ton„ épée invincible qui puisse rompre les fers de tant de malheureux. Le fils„ te redemande son pere, la femme son mari ou ses enfans, & tous atten-s , dent de ta justice & de ta puissance la vengeance de leurs cruels ennemis”.Un discours si hardi excita dans rassemblée des murmures confus,contre cequi fe pratiquoit ordinairement dans les Mosquéesoù l’on observe toujours

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Plaintesportées à