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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE MAtTHE. Liv. XXI. Ciiap. VII.

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un religieux silence. Soliman en parut surpris & inquiet, & pour calmer Sbctioìirassemblée il lui fit dire par son Grand-Visir, que dans peu ils seroient Iv ;tous vengés & satisfaits ; & il sortit de la Mosquée dans la résolutiontourner tout seffort de ses armes contre l’Iíle de Malthe , s’il n’en étoit ‘jlsqJà \apas empêché par la guerre de Hongrie (a). _ mort de

En conséquence il tint un grand-Conseil de guerre en pleine campagne J ean à Is -& à cheval ,auquel ses principaux Officiers affilièrent, & la conquête de Mal- ^f lette *

the y fut résolue, contre l’avis d’un Lieutenant de Dragut nommé Ali qui __*

se trouva à ce Conseil,& qui allégua à Soliman de très-solides raisons pour Ilfedéter*le dissuader de cette entreprise; mais tous les autres Officiers, & peut-être mineFambition & le ressentiment du Grand - Seigneur l’emporterent. Pendant^’^'que Soliman faisoit faire un puissant armement, il eut la précaution d’envo-yer à Malthe des Ingénieurs, qui fe déguisèrent en pêcheurs , reconnurentles fortifications, la hauteur des murailles, & leverent Je plan entier de laPlace. Comme on ne doutoit presque point que Malthe ne fût Tunique ob-jet de ce puissant armement, Don Garcie de Tolede, Viceroi de Sicile, enallant à. la G ou lette passa par ordre du Roi d’Espagne à Malthe pour con-férer avec le Grand-Maîtresur les moyens de parer forage qui se préparoit,afin que soit qu’il tombât sur Malthe, soit sur la Goulette, soit sur le Pi-gnon de Velez , ils pussent s’affister réciproquement. Le Grand-Martrefit voir à Don Garcie qu’il avoit besoin de grains & même de soldats, s’ilétoit obligé de soutenir ùn siégé ; le Viceroi s’engagea de lui en envoyer àson retour en Sicile, & pour gage de fa parole il lui laissa un de ses fils,qui prit depuis l’habit de la Religion.

A peine étoit-il parti de Malthe,que par une citation générale le Grand- ^ Va - teíiMaître convoqua tous les Chevaliers qui étoient en différentes Provinces t efaìtune?de la Chrétienté. Les Agens de f Ordre en Italie y leverent jufqu’à deux - citationmille hommes d’ínfanterie, aux quels le Viceroi de Sicile joignit deux Com gi viralepagnies d’Espagnols. Les Galères & les Vaisseaux de la Religion furentemployés à transporter à Malthe des armes, de la poudre & des provisionsde guerre & de bouche. La Valette fit de la plupart des Chevaliers desCapitaines, qui par son ordre formerent des habitans de la ville & de lacampagne des Compagnies de nouveaux soldats. En vertu de la citai ion , ilétoit déja arrivé à Malthe plus de íìx-cens Chevaliers , la plupart suivis dedomestiques courageux, & dont dans la fuite on fit de bons soldats. LesCommandeurs que leur âge avancé ou des infirmités retenoient dans leursProvinces, se dépouillèrent généreusement de la meilleure partie de leursbiens. Le Pape donna la somme de dix-mille écus, & le Roi d’Espagne fitformer incessamment un Corps.de vingt-mille hommes,. & ordonna au Vi-ceroi de Sicile de tenir ce secours prêt aussitôt que l’on en auroit besoin. LeGrand-Maître, en Capitaine expérimenté, visita les Forts, les Magazins,les Arsenaux &c. assigna à chaque Langue les postes qu’elle devoit défen-dre, & prit toutes les mesures nécessaires pour une vigoureuse défense.

La flotte des Turcs, parut enfin à la hauteur de. Malthe le 18de Mai 1565.

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Oy Baudouin L, XVI. C. 3-5, Fatot I. c. p, 429.6c fuiv, 43S & fur/;- jr.aa&e*\.