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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE M A L T H E. Liv. XXL Chap: VIL 151

Fort Saint- Michel à la tête de ses meilleures troupes. Les Janissaires qui Sectionavoient la pointe s’avancerent fièrement, mais le feu de la Place leur tua IV.beaucoup de monde avant gu’ils eussent pu approcher du pied de la murail- Histoire dtle; ils passerent par dessus les corps de leurs camarades, & gagnèrent le haut 1 °r d, -t 1de la breche. Ce fut entre les deux partis comme un champ de bataille ; pen-dant quatre heures on s’y battit avec une fureur égale, les Turcs vouloient Jean de lase maintenir dans le poste dont ils s’étoienr. rendus maîtres, & les Chrétiens Valtttefaisoient tous leurs efforts pour les empêcher de s’y établir. isc ' ! {

Les Malthois se virent soutenus même par leurs femmes & leurs enfans,qui apportoient avec intrépidité aux combattans des pierres, des fìechesàc des rafraîchiffemens ; d’autres femmes plus hardies se mêlèrent parmi eux,

& jettoient sur les Turcs des feux d’artisice, de l’eau bouillante & de lapoix fondue. Les Turcs auffi ne les épargnoient point,& plusieurs périrentpar leurs armes. Tout paroissoit en feu, & le tumulte des combattans, lebruit désarmés, les cris des soldats, les plaintes des blessés & des person-nes de l’un & de l’autre sexe qui expiroient étendues confusément parterre , formoient un spectacle également terrible & touchant Le Ba-cha de son côté au pied de la breche, couroit le sabre à la main de touscôtés pour empêcher ses soldats de reculer. Dans le tems que le Grand-Maî-tre s’attendoit à tout moment de voir les ennemis victorieux, il entendit àson grand étonnement que le Bacha fit sonner la retraite.

Un détachement de Cavalerie envoyé parle Commandeur Mesquita, Gou-verneur de la Cité notable, donna lieu à cette retraite précipitée. Chaque'cavalier portoit un fantassin en croupe, & le détachement etoit commandépar deux Chevaliers. Ils passerent àTendroit où le Bacha avoit fait log^rtous les blessés & les malades, & trouvèrent que la garde de cet hôpital s’é-toit écartée. Le Chevalier de Lugny fit mettre pied à terre à ses Cavaliers, &coupa la gorge aux malades & aux blessés. Les cris des mourans & la fuite desblessés qui purent échapper à la fureur des Chrétiens répandirent une ter-reur générale dans le camp des Turcs. Les fuyards publièrent que c’étoit latête de l'armée de Sicile, qui s’avanyoit pour faire lever le siégé. Ce bruitalla bien vîte jufqu’au Bacha, & l’épouvante fut fi générale,qu’il fit sonnerla retraite. I! fut bientôt instruit de ce qui avoit donné lieu à ce faux bruit,

& outré de colere il vouloir reprendre l’assaut ; mais ses principaux Officierslui représenteront que la nuit approchent, deforte qu’il rentra dans le camp. la VimDe toutes les sortes d’attaques que fart militaire avoit inventées, le Ba- «-àcha n’en avoit omis aucune.I) eut recours de-nouveau aux mines,mais quel-que foin que le Grand-Maître prît de les éventer, plusieurs échappèrent auxrecherches des Ingénieurs ; deforte que le Grand-Maître & les Chevaliers,peu assurés fur le terre!n même qu’ils occupoient, étoient pour ainsi direentre deux feux. Dans une si fâcheuse situation, La Valttte écrivit encoreau Viceroi de Sicile, pour lui représenter le besoin pressant qu’il avoitd’unprompt secours, St ton Agent fit si bien qu’il l’obtint enfin, ainsi que nous leverrons plus bas.

Cependant Mustapha & Piali, pleins de dépit & de honte de la résistance Nouvdh

opiniâtre d un si petit nombre de guerriers, résolurent de périr au pied des asm,t

& * v r bre . imsé.