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leurs plaintes au Grand-Maître , qui fit arrêter quelques-uns de ces jeuness ECTrsllfgens, mais leurs camarades enfoncèrent la porte de la prison & les délivre- v.tent. Bien plus, ils prirent le chemin du College des JeTuices, jetterent les Histoire demeubles par les fenêtres , & forcerent le Grand - Maître à les bannir de Maltherifle. Onze de ces Peres furent embarqués ; quatre seulement, cachés dans dep “% l ' a ?la Cité la Valette, resterent. Cette violence n’eut pourtant pas de fuites fâ- ^cheufes; le Conseil & les Grands-Croix ne parurent pas trop fâchés de l’e- 17,5.
xi! des Jésuites , qui à leur préjudice s’étoient mis en possession de disposer-—,
de tout par l’influence qu’ils avoient fur les Grands-Maîtres.
Le Prince de Hesse D'A rmstadt, Général des Galères de la Religion, I(54aprit en 1640 six Vaisseaux Corsaires dans le Port de la Goulette. Ces pri-ses étoient un petit secours dont on avoit d’autant plus de besoin , qu’il yavoit vingt ans que le Trésor commun n’avoit rien reçu d’Allemagne. D’ail-leurs la plupart des Commanderies de France & d’Itaiie étoient ruinées parles guerres entre les Princes Chrétiens ; le change étoit fort cher , ce quiavoit obligé le Grand-Maître & le Conseil, pour continuer les fortificationsdans l’Ifle, de prendre à intérêt à la Banque de Genes cent-mille ducats.
En 1641 les Vénitiens firent encore mettre en séquestre les biens de la k> 4I .Religion ; ■& Uladiflas IV. Roi de Pologne, écrivit au Grand-Maître, pré-tendant que les Commanderies de Boheme dévoient être communes auxChevaliers Polonois & à ceux de Boheme, les deux Prieurés étant de la mê-me Langue.
Ce qui contribua encore plus à mettre le Grand • Maître dans rembarras,ce fut que f année suivante Urbain VlII. ayant découvert qu’il í’étoit for-mé une Ligue en Italie , pour l’empécher d’envahir les Etats du Duc deParme, demanda au Grand - Maître qu’on lui envoyât les Galères de la Re-ligion ; à quoi il obéit aussitôt. Les Princes alliés, pour s’en venger, firentsaisir dans leurs Etats tous les biens de l’Ordre. II est aisé de s’imaginer enquelle perplexité tant de contretems jetterent le Conseil de Malthe, tou-jours inquiet du côté des Turcs. Le Grand-Maître obtint néanmoins lamain levée des biens saisis, en faisant voir aux Princes qu’il avoit été con-traint de déférer aux ordres du Pape, le premier Supérieur de l'Ordre; maisque les Commandeurs des Galères avoient des ordres secrets de fe tenir furla défensive , selon l’esprit de la Religion , qui avoit toujours respecté lepavillon de tous les Princes Chrétiens.
En 1644 les Galères de l’Ordre étant en course , les Chevaliers décou- Prise sunvrìrent à quatre milles d’eux un Vaisseau fous le vent. La Capitane qui en rtcìie ^is-étoit la plus proche, commença par lui donner la chasse , le St. Jean & le ig 4 / rc *St. Joseph le joignirent bientôt , & voyant qu’il se préparoic à une vigou- 44 *r euse défense , òc qu’il faisoit un grand feu avec son canon & sa mousquet-tçrie, les Chevaliers y jetterent leurs grapins, monterent à sabordage , &
S en rendirent bientôt les maîtres. Trois autres Galères, savoir le St. Lau-rent , la Ste. Marie & la Victoire rencontrèrent peu après un grand Ga-lion , qui pour attirer les Chevaliers cacha ses forces, & ne laissa point pa-roître Ion artillerie, & les attendit tranquillement. La Sainte Marie, quiavoit la meilleure Chiourme , eut bientôt précédé les deux autres ; & f ans
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