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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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2oo HISTOIRE DE L'ORDRE

Section Sur la nouvelle que quatre Sultanes s’étoient mises en mer avec un Brigua*V. tin, dans le dessein de tenter une descente sur les côtes de Calabre, le Gr and-Uistoirede paître fît partir l’Escadre de la Religion, sous les ordres du Commandeurw>«!rFlorigny. Au bout de quelques jours il découvrit un gros Vaisseau,15<38, jus- qu’on reconnut pour la Capitane de Tripoli , commandée par le fameuxqu à l'un Corsaire, Bassa-Ali Antulla-Ogli-Stamboli. L’équipage étoit de six-censhommes, avec cinquante lix canons, & quarante pierriers. Elle étoit fui»Florigny" vie d’une ’I artane de douze canons, de trente pierriers, & de deux censbráh *cux hommes, commandés par Machmud -Ogli-Casdagli, qui malgré les ordresVai^úux f on Général voulut joutenir l’attaque de l’Escadre de Malthe. Le Cum-deínpoh. man j eur de Langon, qui montoit le St. Jaques, commença le combat par’ le feu de son artillerie, & canonna si vivement, que le feu se mit aux voi-

les des Vaisseaux ennemis, & les embrasa tous deux. Les Turcs désespé-rant de l’éteindre, se jetteront dans la mer. Les Chaloupes de Malthe sedétachèrent pour les secourir ; elles en sauvèrent quatre-cens, parmi les-quels étoit le Rais de la Capitane de Tripoli, & cinquante Esclaves Chré-tiens qu’on mit en liberté. Les Malthois ne perdirent que cinq hommes &un Chevalier.

I7 xo. Le Grand - Maître, ssayant pu tirer des bleds de Sicile, pareeque de-puis un an le Viceroi en refusoit absq^ument la traite, en fit venir du Le-vant, & remédia ainsi à la disette qui se faisoit sentir à Malthe.

Le Commandeur de Langon alla cette année avec l’Escadre des Vaisseaux sur les côtes d’Espagne. 11 rencontra la Capitane d’Alger montéede cinq-cens hommes, le combat dura plusieurs heures, & les Algériens nese rendirent qu’après avoir perdu tous leurs Officiers. Mais cette victoir#coûta cher à FOrdre par la mort du Commandeur, que fa valeur & ses ra-res qualités firent extrêmement regretter. Son corps fut porté à Carthage-ne, & enterré fous le grand autel de la Cathédrale. Pour éterniser sa mé-moire, le Grand Maître fit graver sur une pierre sépulcral; , placée dansla nef de l’Eglise de St. Jean, une épitaphe très-honorable.

Entrepri- En 1711, l’ínquiíiteur de Malthe, malgré le règlement que le Pape a-fe% de fin- voit fait au sujet de là jurisdiéhon , entreprit encore fur J’Infirmerie de la^u 7 h Reli ë ion - Les Officiers de rinquilîtion y entrerent par surprise, & eom-“ the ’mencerent à y faire des aòtes de visite. Le Commandeur d’A vernes, In»i ' firmier, averti de cette entreprise, vint promptement s’y opposer, les sitsortir sur le champ, & protesta de nullité de tout ce qu’ils avoient pu faireen son absence. Cela donna lieu à un nouveau différend entre le Grand-Maître & l’Inquisiteur, qui íe siattoit d’obtenir une décision plus favorable17J2. qu’auparavant. Le Grand-Maître fut obligé d’envoyer un Ambassadeur àRome pour se plaindre au Pape de l’insolence de F Inquisiteur. Un autreAmbassadeur alla en France, pour prier le Roi d interposer ses bons officesauprès du Pape, afin qu’il réprimât les entreprises de son Ministre sur lesprivilèges de l’Ordre. L’Infirmier lui-même, chargé de cette Commissionprésenta un Mémoire à Louis XIV. qui en écrivit fortement au Pape. Enattendant l’Inquiûteur avoit donné lieu à de nouvelles plaintes, en accor-dant