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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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ìWalthedepuis r,ti1562, jus.qu'à l'nn1725 .

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D' E ] M A L T h E. Liv.^XXI. Chap. vu. ?0f

dant. â plusieurs Malthois des Patentes, par lesquelles il prétendoit lesexemp* Sectionter déTobéissance dôe à leur Souverain. Le Commandeur Zondodari, Am- V.baíTadéùr dé l’Ordre, ne manqua pas de faire de fortes représentations, dontle peu de succès fit voir que le Pape n’ignoroit pas les démarches de l’In-quisiteur & ne les defapprouvoit point.

Ces justes plaintes n’empêcherent pa? le Pape-d’écrire au. Grand-Maître,

Taùriéë suivante-, pour l’engager .à envoyer les Galères .de ja Religion fur, lescôtes deîEtat Ecclésiastique, o.ù.les.Corsaires de Barbarie faisoient dés pri-mes continuelles, commettoient de grands ravages.

Cette mêráe année Adrien de Langon, proche parent du feu Comman-deur de ce nom , qui commandoit le Vaisseau Sainte - Catherine, attaquaiept VaiiTeaux Algériens, les mit en fuite, & se rendit maître dé celui qu’onnppeiloit la Demi-Lune, de quarante canons & de quatre-cens hommesd’equipage; Trente-six Esclaves furent délivrés, & l’Ordre ne perdit que septhommes dans ce combat.

" L'année suivante , de Langon poursuivit un autre Vaisseau Algérien, 17a#de cinquant-srx canons, & de cinq-cens hommes dequipage, & l’atteignità la hauteur des líles d’Hieres; il le démâta entièrement dans un combatde six heures, & ne pouvant l'obliger à fe rendre , il le coula à fond fanspouvoir sauver que deux Chrétiens & .six Turcs. Peu après il prit un au-tre Vaisseau de Barbarie fur lequel il fit quátrevingt-quinze Esclaves.

". Dans ces entrefaites on faisait un grand armement à Constantinople, ce Crânâtqui fit 'craindre que les- Turcs n’en voulussent à fille de Maltíie. Le Grand- wtnœUè-Maître'écrivit à tous les Chevaliers de fe tenir prêts à partir au premier la.çrdre, fit réparer les fortifications, & munit l'Isle de tout ce qui étoit né-cessaire pour fa défense. Les Chevaliers dispersés dans les différentes par-ties de l’Europe 1 , se rassemblerent pour se mettre en état de partir. Quel*.quesnuns^tróp-âgés pôun faire lé víoyage,. remirent leurs Commanderies auGrand-Máître,-' pqur en employer les revenus à la défense dé l’Isle. D’au-|rès yôulurènt partir, quoique ieyrs infirrnit'ls .ou sage les ' empêchassentssagir j afiri de l’aìder du-moins de leurs conseils. Plusieurs, méme desNovices, signalèrent leur. zele, en s’engageant pour des sommes considéra-bles, qu’ils empìoyerent à acheter une grande quantité'(Parmes & toutes for-ces de-munitions de guerre. Ou^re. cela le'GrandjMaître tira cent-cinqnan- :: te.-milfë écus du Trésor, & emprunta en son-nom' une ..sommé encore plus'grande, avec laquelle il fit venir de divers endroits tout ce cjui étoit néces-saire pòur faire-une vigoureuse défense. II obtint du Pape un secoursd’í louâ-mes & de Galères , & la permission de faire des levées- dans' l’Etat Ecclé-stìque. ... ... ^, ... ..

. Tandis qu’on se préparoit ainsi à Malihe’a résister à l’ennemi, un incon- Un Esprits.à de'bonne, mine--vint. offrir ses. services au Grand-Maître en qualité d’ín- Turc t*»»■génieur. . Comme il parut fort intelligent dans lès fortifications', on accepta; sds offres. Quélqiìes Chevaliers furent, nommés pour lui faire voir t.ou-/^w.tes lès fortifications :& fur tQUt celles . de la Vaîettè, fur lesquélles il leur r?â^jojrria de fort bons mùsq Óc une grande idée de fa câpacité ; mais. il dis-

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