HISTOIRE DE FRANCE. En, XXIII. , 9
RiîTent confisqués, & qu’ils fussent indignes_ de fa démence, qu ils avment sectionsi souvent méprisée, i! ne iaiísoit pas d’avoir compassion sédition ; Le ' lí
& leur pardonnoit, en exceptant néanmoins les^ Chefs ^ ville Louis XII ‘
Paul de Nove & Demetrius Justiniani eurent la tete coupee, „ .
fut obligée de payer une amende de trois-cens mille ducats w* „ -,
eut ensuite à Savone une entrevue avec Ferdinand le Catho ìqu » ,
voulut que le fameux Consalve mangeât avec eux. De son cote e
eut des conférences avec le Cardinal d’Amboise seul (b). A P r ® ,passé trois jours ensemble & conclu secrètement bien des choies» ^
Rois se séparèrent & Louis retourna en France. L Empereur avoi § Sles Princes d’Allemagne dans une Diette à l’affister d une piussan e >
en leur persuadant que le Roi avoit dessein de conquérir t0 “ ~ , , *
Mais ce Monarque aiant congédié son Armée, fit voir D „ i>p> mne .cette insinuation, ce qui refroidit les Princes d Allemagne, P
reur qui voulut faire passer en Italie un corps de ses propres Tro p ,
renfort son Année *gSSÎLsonne , mais il se trouva bientôt dans un si grand embarras f. § ’ 1508.
qu’il fut obligé de se retirer. Les Vénitiens, qui avoient ete joints p^r uncorps de François fous les ordres de Trivulce, lui demanderen .
sentement pour une trêve de trois ans, que Maximilien leur ossroit. -vulce dit que le Roi ne s’y opposeroit pas, pourvu qu elle tût gene-Von y compric non Sement ses Alliés d'Italie, ma,s tons lesautres. L’Empereur rejetta cette condition; ce qui n empecha pas lesVénitiens qui trouvoient leur avantage dans le Traite de le ligner,malgré les protestations du Général François. Ce qui avoit donne lieuà la proposition de Trivulce c’est que le Roi aiant engage le Duc deGueldre Vanner contre la Maison d’Autriche, ce Princed’avoir Maximilien sur les bras, & il cherchoit a le sauver par ce >
desorte qu’il fut fort irrité de n’avoir pas réussi. L Empereur ne etoipas moins d’avoir été obligé de faire une pareille treve , & par le canalde Marguerite Gouvernante des Pays-bas, il fît proposer au Roi e repre -dre le uroiet formé il v avoit quelques annees pour perdre la puiílante Ke-íS,li,K vS. L Roi & le cardinal son Ministre taiflment lesVénitiens, & tous les Conseillers quand en proposa 1 affaire se conforme-rent à l’avis du Roi & du Ministre. Le seul Etienne Poncher, Eveque deParis, homme de probité & habile s’y opposa, ij representa que les Véni-tiens étoîenc les seuls en Italie, qui n’étoient point intéresses a dépouillerle Roi du Duché de Milan ; qu’il ne pouvoit compter fur le Pape , queMaximilien < 3 c Ferdinand l’avoient trompé souvent, & le tromperoientencore , aussitôt qu’ils y trouveroient leur compte. Cette remontrance ,n’empêcha point que le Cardinal d’Amhoife ne fût muni de pleinpouvoirspour traiter avec Marguerite, qui avoit ceux de l’Empereur. Sous P re *
(<0 St. Gelah-, Brantôme. (c) St. Gelais, Anton L aï.
f D Vie à Car J. d'Aiuboife L. IV.
Tome XXXL
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