i2 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.
Sbction néraux Vénitiens, qui avoient ordre de l’éviter. Elle se donna le 14 dévin. ]yj a j entre Vaïía & Aignadel, les Vénitiens y furent totalement défaits, &Le régné de p erc jì ren t Canon, Bagages, Drapeaux & une quantité prodigieuse de toute
..°î u _?__ sorte de Munitions ; outre neuf mille morts , & autant de blessés & de
tiens Jont prisonniers (a). Bartheìemi d’Alviane fut du nombre des derniers, & ledéfaits. Comte de Petigliano fut quinze jours à rassembler les débris de son Armée.Le Cardinal d’Amboise eut foin de profiter de cette victoire. Avant queles ennemis fussent revenus de leur première consternation, toutes les vil-les que le Roi redemandoit fe rendirent à discrétion. Pescaire fut la feulequi résista; este fut emportée d’assaut; le Roi fit pendre le Provéditeur &son fils & passer la Garnison au fil de l’épée ,parceque les Vénitiens avoientviolé la capitulation de Treviglio (b). Après un si rude coup le Sénatperdit courage, & fit demander la paix à toutes les Puissances liguées, ildonna même ordre aux Gouverneurs des Places que ces Potentats reclarmoient d’en retirer les Garnisons. Par là le Pape & le Roi,Catholique ob-tinrent tout ce qu’ils demandoient, & l’Empereur auroit eu la. même satis-faction, fi son Armée avoit été en Italie (c). Les villes qu’il reclamoitaiant été évacuées, envoyerent leurs clés au Roi Louis, qui ne voulut pass’en prévaloir. L’indolence de l’Empereur & la grande modération duRoisauvèrent la République de Venise. Les habitans de Trevife aiant refuséde recevoir le Commissaire Impérial, qui étoit venu fans Troupes , lesVénitiens les appuierent, & peu après ils surprirent Padoue & résolurentde s’y défendre (d). Maximilien arriva à Trente dans le mois de Juin ; leCardinal d’Amboife vint l’y trouver, il lui accorda l’inyestiture de Milan;,mais après être convenu d’une entrevue avec Louis,l’Empereur y manqua;deforte que le Roi après avoir fait une entrée triomphante dans Milan,s’en retourna en France. 11 avoit avant son départ conclu un nouveauTraité avec le Pape, & laissé un corps de Troupes pour seconder l’Em-pereur. Maximilien assiégea Padoue avec une Armée de quarante millehommes, mais après avoir été quatre mois devant la Place, il fut obligéde décamper. II y eut quelques différends entre le Roi & le Pape quifut forcé de céder (e ). L’Empereur & le Roi Catholique prirent Louispour arbitre de leurs différends pour Administration de la Castille (/).
Le Pâte Ce Pape, au lieu d’exécuter ses Traités, tâcha d’engager l’Empereur àdonne i'ab-k désister de la guerre, & n’y aiant pas réussi, il gagna les Electeurs,solution aux qui conseillèrent à Maximilien de faire la paix. Ce Prince persista néan-Véwtiens mo ins à vouloir continuer la guerre , & engagea la ville & la citadelleb J e ^ r c e la f e de Verone à Louis pour cinquante mille ducats (g). Jules donna l’abso-ncon re le àìon aux Vénitiens, travailla à les accommoder avec l’Empereur, se dé-ï|io. clara ouvertement contre la France, & fit tout au monde pour donnerde l’embarras au Roi. Dans cette vue il négpcia avec Henri VIII. quû
v (so Vie d’Amboiíe & aï. (è) Perron, de reb. gesl. Gal'or.
C&J La même & al. (f) Mariants , Ferreras, Vie d’ilmboise-
OJ Gmcciardm , Bembe , Hist. de la L- V.
Ligue de Cambrai. (,-q St. Gelais, Daniel,
(d) Les mêmes.