HISTOIRE DE FRANCE. à, 8-°7,°»
en Italie. Louis de la Trímouille, \ e P • j n uec deux mille hommes Vlii.marcha à la tête de seize mille hommes de ?-d ^ ^eau de Milan, & íouifxiîd armes, «St six mille Chevaux-Legers , ta ^ Novare & Corne. -
en peu de tems reconquit touc le y M ’; mil : en f e ret i ra avec six mille
François Sforze, frere & successeur de M oromotement la guer-
Suisses dans Novare>) La f fe
re , vmt meure le siégé devant cette Fia» à son secours. Apres
rendre, quand un nombreux corps de bul , * ■ le p ays des envi-
avoir délibéré les Généraux François, c ^X o it dans les lignes avectons étoit plat, résolurent que la ^imouà ràro t dans tes ug
V Infanterie, & que le Makchal Trivulce no t » a «te ^
s’opposer aux ennemis (fi). Cet arrange se ster dans un endroitcomme Trivulce ne l’avoit pas apptoijve , V ^attaquer l’Infanterie
marécageux; ce qui facilita aux Saisies > k Cavalerie, qui ne putFrançoise, & de la tailler en pieces, a J 3 “ FranÇ ois Sforze recouvra levenir à son secours. En huit jours ae chassés te') ; & ils eurent
Milanés , & les François en furent enue sour ie présent penser
bientôt tant d occupation chez eux, qu sis n p Yà y revenir.
Les affaires de France étoient devenues en quelque façon defesperees; Réconcilia.car si les Confédérés avoient rempli leurs engagemens suivant le Traité tien ‘J w àqu’ils avoient fait, Louis Xll. se seroit trouvé dans la situation la plus fâ- a ™ e lecheufe, ainsi qu’on le peut voir par le danger auquel son Etat fut expose,nonobstant la maniéré différente dont ils s’y prirent (d). Léon X. étoitambitieux & n’avoit pas la conscience fort délicate ,mais il ne vouloit pointde mal aux François, & n’étoit point prévenu contre le Roi; ensorte,que ce Prince ayant abandonné le Concile de Pise, qui avoit été transféréà Lyon, & cédé fur quelques autres articles, le Pape consentit a une ré-conciliation ; la Reine en fut charmée ayant eu de grandes inquiétudes furla Guerre (e). La plupart des Historiens les attribuent à la superstition,
& il n’est pas douteux qu’elle n'y ait eu beaucoup de part, mais il y avoitune autre raison, qui vraisemblablement lui fesoit encore plus de peine.
Jules II. entre autres menaces, avoit publié qu'il vouloit casser son maria-ge avec le Roi, & il l’auroit fait suivant les apparences, si la Reine n’a-voit toujours été de son côté. Cet accommodement avec Rome dissipatoutes les appréhensions qu’on avoit du côté du Dauphiné, qui n’étoientpourtant pas bien grandes (/). L’Empereur Maximilien avoit reçu centmille écus d’Angleterre pour faire une invasion, à laquelle vraisemblable-ment il ne pensa jamais. .
Henri VIII. qui n’avoit que peu ou point de raison d’entrer en guerre,
& qui néanmoins en fit seul presque tous les frais, se prépara par mer & m
Francs*
{«) Brantôme , Hist. de la Ligue deCambrai L. iV.
(20 Mena. du Maréchal de Fleurantes »Iriez eray.
(c) Les mêmes.
T me XKXí.
(d) Perron, de reb. gest. Gallor. Hist»de la Ligue de Cambrai I. c.
(e, Brantôme.
(/J Raynald.
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