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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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iF HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIÏÎ.

Section par terre à remplir ses engagemens ( a ). II aborda à Calais au mois deV,IL Juillet avec une Armée de trente mille hommes, & fut joint par lEmpe-Louífxii* reur avec un S ros COr P s Cavalerie & dInfanterie ; ce Prince prétendoic1S ' feulement «'excuser de navoir pas fait ce à quoi il sétoit engagé, car dureste il étoit comme à la solde du Roi dAngleterre, qui payoit ses Trou-pes & lui donnoit tous les jours cent écus pour fa table; circonstance quifait voir la vanité de lun, & la bassesse dame de lautre (b). Leur pre-mière entreprise fut le íiege de Terouane, quils investirent avec uneArmée denviron cinquante mille hommes. La Place était forte & 6cune vigoureuse résistance, ensorte que le Duc de Longueville eut le temsdy conduire un gros convoi, ce quil 6t heureusement. Mais ayant étéattaqué à son retour, fa Cavalerie prit la fuite, & le Duc avec quelques-uns de principaux Officiers furent pris. Cette action se passa le igdAoût,& lon y donna le nom de la Journée des éperons (c). Le 24. Terouanecapitula, après deux mois de siégé, lEmpereur & le Roi dAngleterre nesaccordant point à qui lauroit, ils firent raser & réduire en cendres laPlace (d). Henri à la persuasion de lEmpereur alla assiéger Tournai,ville considérable, qui auroit pu se bien défendre; mais leshabitans comp-tant fur leurs propres forces, ne voulurent point de Garnison, & néan-moins ils se rendirent au bout de trois jours. Bien que cette ville fûtmoins à la bienséance de Henri que Terouane il résolut de la garder, &après avoir ordonné dy faire quelques nouveaux ouvrages & y avoirmis une bonne Garnison, il finit la campagne, & sen retourna triom-phant en Angleterre (e).

Irruption Le Roi sétoit trouvé dautant moins en état de se défendre contredes Suisses i eS Anglois, que les Suisses fiers de la victoire de Novare, firent une ir-en rU p t j on en Bourgogne avec vingt-cinq mille hommes, & ils furent joints

par Ulric Duc, de Wirtemberg, qui amena deux mille Chevaux & quelqueArtillerie (/). Us aífiegerent Dijon Capitale de la Province, Louis dela Trimouille sétoit jette avec trois ou quatre mille hommes. La Placeétoit fort mal fortifiée , & ne pouvoit manquer dêtre prise ; après quoirien nempêchoit les Suisses de venir à Paris, dont plusieurs Bourgeoiscommençoient déja à déménager. Au commencement du siégé la Tri-mouille fit une sortie avec presque toutes fes Troupes, ce que lon taxadimprudence; mais aiant pris quelques Officiers Suisses, il les traita avecbeaucoup de bonté, & leur représenta le peu de raison quil y avoit à leurNation dattaquer la France, tandis quil étoit de lintérêt des deux Na-tions dêtre alliées. Ces honnêtetés donnerent lieu à une négociation. LesSuisses demandoient quatre-cens mille écus que le Roi leur devoir de leursanciennes pensions ; que le Roi renonçât au Duché de Milan, & que ladécision des droits quil avoit au Duché de Bourgogne fût remise à dha-

(<0 Polyd. Virg- Hall, Holingjhei.

(fc) Herbert's Hiiloty os Henri VIII. Hub.Vûley ad Gaguin. Append.

(c) Mezeray, Daniel & al.

(d) Polyd. Ptrg. Hist. du Chev.Bayard.

(e) Hall, Hohngjhed, Strypes Annals.(/) Perron . dereb.geít. Gallon Brantôme.,

Daniel.