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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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ao HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

Section sonnier en Angleterre & qui alloit souvent à la Cour, profita de la disposî*vm. tion étoit Henri ; i) Jui insinua que le Roi son Maître étoit veuf, quilLouff XII* àvoit encore que cinquante quatre ans, & que ce Monarque valoit bien unPrince dEspagne pour la Princesse Marie (a). Le Roi dAngleterre nerejetta point cette proposition, & le Roi Louis ne la désapprouva pas. Onconvint bientôt dune suspension darmes, & peu après on conclut un Trai- (*) ; par lequel Tournai restoit aux Anglois, Henri devoit avoir un mil-lion décus; Louis étoit maître de faire valoir ses droits en Italie, fansmanquer au Traité, qui contenoit en même tems une Alliance offensive <Scdéfensive entre les deux Couronnes. Ce Traité fut signé le 7 dAoût,&ratifié par les deux Rois le 20 du même mois (b).

Motif qui Quelques Historiens insinuent, & avec assez dapparence de vérité ,détermina quun des principaux motifs qui déterminèrent Henri à la paix, ce futHenri vin. ^our navoir plus à appréhender Richard de la Pôle, Duc de Suffolk , quipaix étoit prêt-de faire une descente en Angleterre avec douze mille Lansque-nets (c). Richard III. avoit déclaré ceux de cette Famille Héritiers de laCouronne. Henri VIL avoit laissé en mourant le frere ainé de Richardprisonnier à la Tour, H Henri VIII. lui avoit fait couper la tête avant quede partir pour sa derniere expédition ; ce qui prouve quil appréhendoit quela grande affection des Anglois pour la Masson dYork ne fût pas encoreéteinte (d). Ce quil y a de certain, cest que Louis emploia dune autremaniéré les Troupes qui dévoient servir contre lAngleterre, & conseillaà Richard de la Pôle de se retirer à Metz, il lui donna une pensionde six mille Livres (e).

Im Reine La Princesse Marie passa la mer avec toute la magnificence possible, &Marie re- les noces se firent à Abbevilîe le 9 dOctobre (/). Le 6 de Novembre le Roifie avec & la Reine firent leur entrée à Paris aux acclamations du peuple. Au mi-óeaucoupde jj eu à réjouissances quon fit pour la réception de la Reine, le Roi ne-nagnipcen- gjjg eo j t p as ) es affaires. Charles Duc de Bourbon sétoit déja avancé versles frontières dItalie avec une partie de la Gendarmerie Françoise, & ildevoit être suivi de seize mille Lansquenets, que le Roi avoit pris à fa sol-de ( g ). Mais dans ces entrefaite? le Château ou la Lanterne de Genes, lafeule place qui restoit aux François, en Italie, fut obligée de se rendre fautede vivres ; & aussitôt que les Génois en furent les maîtres, ils la rasèrent.( h). Le Roi souhaittoit fort de mettre le Pape dans ses intérêts, & deson côté Léon emploioit toute son adresse pour cacher son véritable def-

00 Mem. de Fleuranges.

(b) Herbert 1. c. Perron, ubi sup. Daniel.

(c) Ment. de Fleuranges , Ilub. Veìleyad Gaguin.

(d) Hall, Holingjhed, Speed, Daniel.

(e) Mem. du Maréch. de Fleuranges.

(f) Polyd. Vìrg. Daniel.

(ç) Guicciardin, Hist, du Chev. Bayard.(h) Mezeray & al.

(*) Nos Auteurs auroient pu corriger ici le P. Daniel, comme la fait le P. GriíFetdans ses Observations fur le régné de Louis XII. Sils avoient consulté Rymer T. XIII.p. 413 & suiv & Rapin T. V. p. § 6 , ils auroient vu qu'il y eut trois Traités. Lepremier pour lalliance offensive Sec. Le second contenant les conditions du mariage,L le troisième fur le million décus. Rek, du Tkad.