XII.
HISTOIRE DE FRANCE. L™XKia ^ ^
sein, qui étoit de conserver le Duché de Milan a la jj lb ] e le Ro- vm.
maintenir la sienne en Toscane, & de lui procurer silétoi p ^ ^ règne de
yaume de Naples, ensorte qu’il n’y eût aucun ^ouve imagina- IS
Il ménageoit tous ces projets avec tout le secret & avec sEspagne
ble, ne négligeant rien pour entretenir la bonne intellig , -r- ins la).
& la France, qui ne laissoient pas de soupçonner ses veri bon Mort &
Après s’être tiré de tant d’embarras, & avoir mis se «saffoi- cara _® f " *
pied, Louis méditant de plus grands projets, sentit q ue r u | ** 0U1S
bliíTÒit. 11 étoit tourmenté depuis longeons de la goutesongeaixemede étoit un régime exact. II crut devoir changer fa m ,. se , gspar complaisance pour la jeune Reine, & sa trop grande P tl ’ .a Y a
Historiens du tems, pour la plus aimable Princesse de *mort (b). 11 mourut la premiere nuit de 1 an 151 d > la er c e ft; on n ’ e stannée de son âge & la dixseptieme de son régné ( )- Dp
sa) Guicciardin , Bem 1 je ìgue de Cambrai L. IV.
Híst. de la Li-
l a r urt»
Meztray & aï.
(t) Nous nous sommes si fort étendus dans le Texte fur la personne & Ie carafterede ce Prince, que nous serons courts ici. Quelques Historiens disent qu il étoit tropfacile, & qu’il fe laifsoit trop gouverner par ses Ministres & par ia Reine. II ne laiíîapas en bien des occasions de se conduire de maniéré, que ceux qui jugent par les faits,& non fur des autorités, voient clairement, qu’il agítïbit par ses propres lumières,lors-même qu’il sembloit se laisser gouverner. II n’empêcha point la Reine & le Cardi»nal d’Amboise d’étaler leur magnificence, ce qui prouve qu’il n’étoit point avare, &que sa modération étoit l’effet du sentiment & de la réflexion, & non de l’amour del’argent. Par là il tiroit tout l'avantage qu’il auroit pu avoir s’il eut été magnifique lui-même, ses sujets n’étoient point foulés, & il n’avoit point rembarras que lui auroitdonné le vain étalage de magnificence fur fa personne ou dans fa Cour. II ne laissa au-cun doute fur ce sujet, lorsque remarquant l’humeur du Comte d’Angoulême, qui ai-inoit le luxe & ia dissipation, il disoit en soupirant, Ha nous travaillons^ en-vain, ci grosgarçon gâtera tout. La fermeté avec laquelle il maintint le Cardinal d Amboise ne doitpas être regardée comme une faiblesse. II fit voir son bon sens & fa prudence dans lechoix des Ministres qu’il prit après la mort de ce Prélat. II donna fa confiance à Pen-cher Evêque de Paris, qui z’étoit opposé si hardiment à la conclusion de la Ligue deCambrai, la seule tache de son régné, & à Samblauci homme d’une grande probité &très-habile qu’il mit à la tête des Finances. Jeanne de France, fa premiere femme,«près la cassation de fou mariage le 2 de Décembre 1498. se retira à Bourges, où ellevécut dans la plus grande dévotion & fonda l'ordre de L’Anuonciade. Elle mourut le4 de Fevrier 1505. Anne de Bretagne lui donna deux fils, qui moururent au berceau ,& deux filles, Claude qui épousa son successeur, & Renée promise à l’âge de cinq ansà Charles d’Autriche, demandée en mariage par le Roi d’Angleterre, offerte au Mar-quis de Brandebourg & mariée en 1527 à Hercule d'Est, Duc de Ferrare, dont elleeut une nombreuse postérité. Ce fut une des plus aimables, des plus sages des plusvertueuses, des plus savantes & des plus généreuses Princesses de France. Après la mort«e son mari, elle fixa fa résidence à Montargis, se fit Protestante & mourut le 12 de1 5?5 âgée de soìxante-six ans. La troisième femme de Louis fut Marie d’An-E'eterre, fille de Henri VII & sœur de Henri VIII, qui lui survécut dixhuit ans.
Ìs° UlS est enterré à St. Denis près de fa femme Anne de Bretagne, & on a érigé un«eau tomhoan —- ■ . . .... ~ •
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^ pour eux- 11 avoir pour devite un Porc-épi avec ces mots, Comhms
trouvíTauss P ° Ur , fa ' re . entem1re siu’il savoit défendre ses droits au loin & auprès. Onn Pnx h sec l ) U ,i Uefo ‘ s le Porc-épi représenté avec ce vers autour, Spicda Jhnt humi-’ J eí * sella fuptrbis.
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