R . HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII. 25le^Dn n ^ U K°n bata ^ e > aíanc avec lui, outre plusieurs Princes du Sang, Sectios
fous ! CS , Oueîdres, de Lorraine & de Savoye. L’arriere • garde étoit ix.
o^ores du Duc d’Alençon. La premiere action importante de derniers
onî r,Jo agne - à l’enlevemenc de Prosper Colonne , Général du Pape , Mail*» ^envnvPi- Ur ^ ri j a T- ec às-cens Gendarmes. Cet échec engagea le Pape à Valois. í& c„ur à, à Ministres au Roi pour traiter d’un accommodement,--
L Áfnir rt A r!, . .nnerent les passages qu’ils gardoienc, voiant que ce-
rmais mntîle fa\ Ils ne laissèrent de suivre de près l'Armée
' favorable
qui se présenteroit. Cela n’eropêcha pas qu ustion par l’entremise du Duc de Savoye, & par un Traue condu aeras il fut arrêté que le Roi leur donneroit sept-cens mille ecus pour tou esleurs prétentions Ce Prince fut obligé pour trouver cette prod gieufe fora-me Remprunter non seulement tout l’argent mais toute la vaiíle] ! e des Pnnces & des Généraux ; tant il rédoutoit & non fans raison les r upe
ses (b), & tant il déíiroit avec ardeur de les regagner. _
Mais les Suisses aiant reçu dans ces entrefaites un puissant renfort, com- Bat mile**mandé par le Capitaine Ross; & entraînés par les discours vehemens duMargCardinal de Sion, prirent la résolution d’attaquer le Camp du Ro^» si 1101qu’ils ne fussent pas secondés des Troupes du Pape, & qu’ils n euiìent pasd’artillerie. Le 13 de Septembre, vers les quatre heures âpres midi, usattaquèrent avec une intrépidité extraordinaire le Camp des François a Ma-ïignan, pas loin de Milan. L/action dura jusqu’à la nuit, & fimc parcequede part & d’autre les combattans étoíent íì épuises qu ils ne pouvoxent 1ssoutenir. Le Roi dormit sur un affût de Canon, étant presque au milieudes ennemis. A son reveil, il donna les ordres nécessaires pour poster sonartillerie, & pour recommencer le combat (c). Les Suisses revinrent a lacharge avec plus de furie que la veille, mais ils furent si mal-traites par eCanon, & la Gendarmerie Françoise qui fondit fur eux, les rompit telle-ment, que vers les neuf heures du matin, ils commencerent a fe retirer,laissant presque la moitié de leur Armée, qui étoit de vingt-cinq mille hom-mes , fur le champ .de bataille. Leur retraite leur fit plus d honneur quetoutes leurs victoires ; ils la firent au petit pas & en bon ordre, & repous-sèrent un corps de Troupes Vénitiennes, qui entreprit de les poursuivre(d). Le Maréchal de Trivulce, qui s’étoit trouvé à dixhuit batailles, ditque celle-ci étoit un combat de Géans,& les autres des jeux d’enfans. Tou-te glorieuse n ue f uc cette victoire, elle couta quatre mille hommes auxFrançois & plusieurs personnes de qualité (e). Pierre Navarre prit la villede Novare; Milan ouvrit ses portes; le Connétable L Pierre Navarre as-siégèrent le Château, qui se rendit par capitulation. François Sforze re-nonça à toutes se s prétentions fur le Duché de Milan en faveur du Roi,moyennant une pension de soixante mille ducats, & la promesse d un Cha-
(a) Hlft. à Chev. Bayaid, Mem.fleurantes.
(ìi) Mem de du Bellai, Guicciardin,(t) Daniel , Mezeray & al.
Xms XXXZ.
de
(d) Mein. de du Bellai,(ej Mem. de Fleur angesnìel.
Daniel'
, Mezeray ,
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