HISTOIRE DE FRANCE. Lrv. XXIII. 27
«toit Rassurer les Pays-bas (a). L’Empereur Maximilien y accéda, & Sectionpromit de rendre Verone aux Vénitiens, & de donner au Roi l'investî- IX.ure du Duché de Milan, moyennant deux-cens mille écus argent comp j? e ™ te , rs\ quittance ^de trois-cens mille écus, que Louis'XII. lui avoit prê- Maìfm rfeos (0). Peu après les cinq Cantons Suisses, encòre ennemis de la Valois.
rance, conclurent avec les huit autres à Fribourg un Traité avec le--
K01, auquel on donna le nom de Traité de paix perpétuelle. En effet
es deux Nations a toujours subsisté depuis, à leur a été«gaiement avantageuse (c),
entrp .conséquence du Traité de Noyon, TEmpereur consigna Verone François Lr . mains des Espagnols, ceux-ci la remirent au Vicomte de Lau - tâche c j‘ f ej * a A rendit aux Vénitiens.! Par là la République fe trouva à peu ’près es! 7? sterne situation où elle étoit avant la Ligue de Cambrai. A l’é-^ investiture de Milan, l'Empereur prit du tems pour y penser;
, et 1 Pi t .^ a niere de refuser. Le Duché d’Urbin fut conquis pour Laurente Medicis, qui étant venu en France, confirma l'Alliance entre le RoiLéon X son oncle (d). Vers le même tems le Roirenouvellales anciensraites entre la France & l’Ecosse , & envoya le Duc d’Albanie pourgouverner 1 Ecosse au nom du jeune Roi, ou pour mieux dire, pour enaire une Province de France, ce qui déplut fort à Henri VIII. onclejeune Roi, pour lequel il s’intérefloit véritablement (e).
, « larlemens & les Universités de France s’opposerent de concert à Affaire du1 etabhílement du Concordat; mais le Roi, pour gagner le Pape, le fit re- Concor 'cevoir par force (/), sacrifiant ainsi à un Prince étranger 'les Loix du dat ‘Royaume & 1 affection de ses sujets. Ce fut là encore l’effet des nouvel-Jes maximes de son Chancelier, qui étoit déja créature de la Cour de Ro-e, qui pour ce service & les autres qu’il rendit dans la fuite reçut larecompenle ordinaire, c’est-à-dire un Chapeau de Cardinal (*).
(a) Recueil de Traités par Léonard, Me-Xtray, Daniel.
(b) Les mêmes.
(c) Les mêmes.
00 Mem. de du Bellaî, Mezeray.
Co Polyd. Vìrg. Holingjhed, Herberts
HifL of Henri VIII.
(/) Hist. de la Pragmatique Sanction &des Concordats, à la íin du Commentairede Pithou fur les Libertés de l’Eglífe Gal-licane, Daniel T. IX.
CD L’affaire du Concordat est trop importante, pour n’en^parler qu en passant , &néanmoins d’une trot) longue discussion , pour en traiter ici a fond. Nous tâcheron
feulement d’en donner succintement une idée , & de ses s^^omnofés'exprès Onlaissant au Le& CUr curieux à s’instruire fur ce sujet dans les ouvrages composés exprx 5a vu plus haut q Ue Louis XI. pour gagner les bonnes grâces du Pape Pie II. av ° lC tAd’abohr la Pragmatique Sanction, & que les Parîemens s y opposèrent, que ce Prinmécontent du Pape dans la fuite, ne s’en mit plus en peine, & laissa suofister la lgmatique Sanction, comme Loi dans P Eglise Gallicane, & qu’elle fut re.pectêe cooi- -teUe dans le Royaume. Charles VIII. & Louis XII. la firent observer, quoique Jdans le Concilede Latran lançât les foudres de l’Eglife contre ceux qui ia soutienVj on X - soivitles traces de son prédécesseurs ; & le Roi le trouva dam ces ftiitimui ^« leur entrevuede Boulogne. 11 consentit néanmoins . que !e s Cardinaux é .
de Sanuquatro conférassent avec le Chancelier Du Prat, pour « ou ver quelque e y .dient qm pù t contenter les deux Parties; l’expédient qu’ils tr.ouverert fut ce q s , uc .pesa depuis le Csnctrdat. Par .ce Traité on aboliffoit comme par la Pragmatiq
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