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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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Sjktión ,IX.

DamiersRois de laMaison deValois.

Sujet ouplutôt pré-texte de laguerre en-tre CharlesV. ^Fran-çois l.

Commence-ment de laguerre.

Z 2 HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

de saisir la premiere occasion pour emploier toutes les forcés de leurs

vastes Etats à satisfaire leurs ressentimens lan contre lautre.

II y avoit eu depuis quelques années entre les Seigneur dAimeries & lePrince de Chimai, un procès touchant la petite ville dHierge dans les Ar-dennes , qui avoit été terminé en faveur du Prince de Chimai par les Pairsdu Duché de Bouillon. Le Seigneur dAimeries avoit prêté à lEmpereur,au rems de la Diete de Francfort, une somme considérable, qui lui avoitété fort utile pour son élection. Au lieu de rendre largent au SeigneurdAimeries, on lui permit dappeller de la sentence des Pairs de Bouillonau Conseil souverain de Brabant ; & les enfans du Prince de Chimai furentsommés de comparoitre devant ce Tribunal. Robert de la Mark, Duc deBouillon prit feu-dessus: pour deux raisons. La premiere, parcequilétoit tuteur des enfans du Prince de Chimai, desquels il avoit épousé latante. La seconde, quon donnoit atteinte à la Souveraineté de Bouillon,quil prétendoit ne relever de personne. Ërard de la Mark Evêque deLiege, son frere, avoit été autrefois attaché à la Cour de France, &Robert lui - même avoit été auísi à son service ; mais Madame dAngou-lême , mere du Roi, aiant fait manquer à lEvêque le Chapeau de Car-dinal, parcequelle avoit eu cinquante mille écus pour le procurera unautre, les deux frétés se livrerenc au Roi dEspagne, &'lEvêque de Liegeavoit beaucoup contribué à sélection de lEmpereur. Ce service aggravadans leur esprit linjure quon fesoit à Robert, & ils se réconcilièrentdabord avec le Roi ; Robert alla même en personnne pour lui demandersa protection. François le reçut à bras ouverts, & lui aiant selon les ap-parences fait présent dune somme considérable, le Duc de Bouillon levades Troupes, & avec trois ou quatre mille hommes alla faire le dégâtdans le Duché de Luxembourg,- il envoya même un Héraut déclarer laguerre à lEmpereur en présence de la Diete (n). LEmpereur fit partirdeux Envoyés, lun pour la France, chargé de faire ses plaintes au Roi,fur ce qui sétoit passé, & lautre pour lAngleterre, qui devoir représen-ter à Henri comme à larbitre de tous les différends entre les deux Cou-ronnes , linsulte quon venoit de faire à lEmpereur. Tout cela naiantde rien servi, Charles V. envoya une Armée fous les ordres de HenriComte de Nassau , pour châtier Robert de la Mark.

Ce fut cette Armée qui commença la guerre, le Comte de Nassau sé*tant rendu maître de Moufon, échoua devant Mezieres, commandoitle Chevalier Bayard. Dautre part les François prirent Hedin & quelquesautres Places. Le Roi marcha droit à Valenciennes, lEmpereur étoitcampé, & aiant passé lEscaut, il se mit en devoir de donner bataille, maislËmpereur se retira ; si lavis du Connétable de Bourbon avoit été suivi, ilauroit suivant les apparences été battu. Mais le Roi étoit si prévenu con-tre lui par fa mere, quil rejetta son conseil. 11 donna même le comman-dement de savant-garde au Duc dAlençon qui avoit épousé, sa sœur, ce quinon seulement étoit un affront pour le Connétable, mais contre le droit de

00 Mcm. de du Bellai.